Cancer gynécologique : des tests cardiaques systématiques sont-ils nécessaires avant un traitement par DLP ?

  • Dioun SM & al.
  • Gynecol Oncol
  • 28 sept. 2019

  • Par Craig Hicks
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Des tests cardiaques systématiques avant, pendant ou après un traitement par doxorubicine liposomale pégylée (DLP) peuvent ne pas être nécessaires chez les patientes atteintes d’un cancer gynécologique.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le fabricant recommande des évaluations par biopsie endomyocardiale, échocardiographie ou ventriculographie isotopique (multigated radionuclide scan, MUGA) avant et pendant le traitement. Les résultats suggèrent que ces tests pourraient être réservés aux patientes à haut risque.

Protocole de l’étude

  • Les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 235 patientes (âge moyen : 62 ± 11 ans ; 37 % de patientes d’origine ethnique noire) recevant de la DLP pour un cancer gynécologique.
  • Un test de la somme des rangs signés de Wilcoxon et une régression logistique ont été réalisés afin d’évaluer l’association entre l’exposition cumulée à la DLP et la toxicité cardiaque.
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health).

Principaux résultats

  • Les données de 56 patientes ayant réalisé des tests cardiaques avant et après le traitement n’ont révélé aucune différence significative au niveau de la fraction d’éjection médiane (P = 0,17).
  • Trois patientes ont présenté une toxicité cardiaque associée à la DLP, mais seule une patiente a présenté des symptômes graves nécessitant un arrêt du traitement.

Limites

  • Données observationnelles et rétrospectives.