Cancer gastrique : un taux élevé de récidive suggère qu’un traitement multimodal est nécessaire

  • Mokadem I & al.
  • Gastric Cancer
  • 4 avr. 2019

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les cancers gastriques traités à visée curative (chimiothérapie périopératoire, chirurgie) ont tendance à récidiver, et la majorité des récidives surviennent sous forme de métastases à distance.
  • Cette étude multicentrique européenne a révélé que plus d’un tiers des patients ont présenté une récidive, dont 90 % de métastases à distance.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les auteurs estiment que des approches thérapeutiques multimodales sont nécessaires pour prévenir la récidive à distance.

Principaux résultats

  • 36,8 % des patients ont présenté une récidive après une durée de suivi médiane de 27,8 mois.
  • 90 % des récidives étaient des métastases à distance.
  • La survie sans récidive à 1 an était de 71,8 %.
  • Les facteurs influençant la survenue d’une récidive (RR ; IC à 95 %) étaient les suivants :
    • le stade ypN+ : 4,92 (3,35–7,24) ;
    • la régression tumorale partielle/l’absence de régression tumorale : 2,63 (1,22–5,64) ;
    • trois cycles de chimiothérapie, contre six cycles ou plus : 3,04 (1,99–4,63) ;
    • la résection R1 : 1,52 (1,02–2,26) ; et
    • moins de 15 ganglions lymphatiques réséqués : 1,64 (1,14–2,37).
  • Le taux de récidive était moins important dans le cas de tumeurs de l’antre, de tumeurs de type intestinal et de régression complète pathologique après une chimiothérapie préopératoire.
  • Le type de chimiothérapie préopératoire n’était pas associé à la survie sans récidive. 

Protocole de l’étude

  • 408 patients atteints d’un adénocarcinome gastrique, ayant reçu un traitement à visée curative composé au moins d’une chimiothérapie préopératoire et d’une gastrectomie, ont été identifiés dans 18 hôpitaux néerlandais au cours de la période 2010–2015.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué ; un auteur cite plusieurs sources de financement issues de l’industrie pharmaceutique.

Limites

  • De nombreuses valeurs étaient manquantes pour certaines variables (par ex., la régression tumorale, le type de chimiothérapie et le nombre de cycles).