Cancer gastrique métastatique : l’association de cétuximab et de mFOLFIRI en 2e intention est prometteuse

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À retenir

  • L’association de cétuximab et de FOLFIRI modifié (mFOLFIRI) semblait bien tolérée et active en traitement de deuxième intention pour les patients atteints d’un cancer gastrique métastatique (CGM) ; les faibles taux plasmatiques de référence de facteur de croissance endothéliale vasculaire (VEGF) ont été associés à de meilleurs résultats cliniques.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le CGM est associé à un pronostic défavorable ainsi qu’à une SG médiane inférieure.

Principaux résultats

  • Parmi les 54 patients évaluables, le taux de réponse (TR) était de 33,3 %.
  • Dans la population en intention de traiter, le délai médian jusqu’à progression (TTP - time to progression) était de 4,6 mois ; la SG médiane était de 8,6 mois.
  • Les patients présentant des taux plasmatiques de référence de VEGF faibles (≤ 12,6 pg/ml) vs élevés (> 12,6 pg/ml) ont présenté un TR de 55,0 % et 5,3 % respectivement (P = 0,001).
  • Les valeurs médianes de TTP (6,9 vs 2,8 mois, respectivement ; P = 0,0005) ainsi que la SG médiane (12 vs 5 mois ; P < 0,0001) ont également été améliorées.
  • Aucune mutation de KRAS, BRAF ou PIK3CA n’a été observée.
  • Le traitement a généralement été bien toléré ; les toxicités majeures rapportées étaient hématologiques, y compris neutropénie (52,5 %), anémie (29,5 %) et thrombopénie (8,2 %) de grade 3/4.

Conception de l’étude

  • Étude de phase II prospective, en ouvert, à groupe unique, multicentrique évaluant l’association de cétuximab et de mFOLFIRI comme traitement de deuxième ligne chez 61 patients atteints de CGM.
  • Critère d’évaluation principal : TTP.
  • Financement : Centre anticancer de l’université de Shanghai Fudan ; Merck.

Limites

  • Petite étude à groupe unique ; analyse de biomarqueurs jugée exploratoire.