Cancer du sein : une chimiothérapie standard sans cyclophosphamide permet de préserver la fertilité

  • Yu KD & al.
  • J Natl Cancer Inst

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • La reprise des règles est plus probable avec un schéma chimiothérapeutique adjuvant sans cyclophosphamide chez les patientes atteintes d’un cancer du sein à récepteurs des œstrogènes (Estrogen Receptors, ER) positifs et à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2) négatif qui ont fait l’objet d’une chirurgie définitive. 
  • Une tendance vers une amélioration de la survie sans maladie a également été observée.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le cyclophosphamide est un composant standard des chimiothérapies adjuvantes, mais il est fortement associé à l’insuffisance ovarienne prématurée et à l’infertilité.

Méthodologie

  • L’essai de phase III SPECTRUM a été mené auprès de 521 femmes atteintes d’un cancer du sein ER+/HER2- qui ont été affectées de manière aléatoire après une chirurgie définitive pour recevoir un traitement adjuvant à base d’épirubicine associée à du cyclophosphamide ou à du paclitaxel, puis du paclitaxel 1 fois par semaine.
  • Financement : Fondation nationale des sciences naturelles de Chine ; autres.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 62 mois.
  • Le taux de reprise des règles 12 mois après la chimiothérapie était de 48,3 % avec l’association épirubicine/cyclophosphamide et de 63,1 % avec l’association épirubicine/paclitaxel :
    • rapport de cotes corrigé (RCc) de 1,55 (P < 0,001).
  • Moins de femmes ont pu mener une grossesse réussie dans le groupe épirubicine/cyclophosphamide (2,7 %, contre 9,6 % ; P = 0,03).
  • Les événements indésirables de grades 3–4 les plus fréquents avec l’association épirubicine/cyclophosphamide et l’association épirubicine/paclitaxel étaient :
    • la neutropénie : 75,3 %, contre 79,0 % ;
    • la leucopénie : 65,3 %, contre 61,9 %.

Limites

  • Les résultats pourraient ne pas être généralisables aux femmes d’origine ethnique non asiatique.