Cancer du sein : trois facteurs affectent le bénéfice de la CTNA à épargner une mastectomie

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement
À retenir
  • La chimiothérapie néoadjuvante (CTNA) réduit les taux de mastectomie jusqu’à 17 % chez les patientes atteintes d’un cancer du sein précoce, selon le stade tumoral, le sous-type des récepteurs et l’âge de la patiente.
Pourquoi est-ce important ?
  • Ces résultats peuvent aider les cliniciens à faire des recommandations thérapeutiques éclairées quant à l’administration de la CTNA et son effet sur la mastectomie.
Conception de l’étude
  • Cohorte rétrospective menée auprès de 55 709 femmes atteintes d’un cancer du sein provenant de la base de données nationale sur le cancer (National Cancer Data Base ; couvrant environ 70 % des cas de cancer du sein aux États-Unis).
  • Financement : aucun financement externe n’a été reçu.
Principaux résultats
  • Pour les patientes atteintes d’une maladie de stade IIA, le seul sous-groupe présentant des réductions de mastectomie liées à la CTNA était celui comprenant des patientes atteintes de cancers positifs au récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2) (âge inférieur à 60 ans : 12 % ; âge supérieur ou égal à 60 ans : 12,6 % de réduction du taux de mastectomie).
  • Pour les femmes atteintes d’une maladie de stade IIB, la CTNA a été associée à une réduction des taux de mastectomie de 5,9 % chez celles âgées de moins de 60 ans présentant des tumeurs positives au récepteur hormonal (Hormone Receptor, HR)/HER2-, de 8,2–10,7 % chez celles présentant une maladie triple négative et de 11,7–17,4 % chez celles présentant des tumeurs HER2+.
  • Chez les patientes atteintes de cancers de stade clinique IIIA, les réductions des taux de mastectomie étaient de 6,6 % (pour celles présentant des tumeurs HR+/HER2- ; âge inférieur à 60 ans), de 10,6 à 15,9 % (pour celles présentant une maladie triple négative) et de 8,0 à 10,6 % (pour celles présentant des tumeurs positives au HER2), respectivement.
Limites
  • Conception rétrospective.