Cancer du sein précoce : la mastectomie bilatérale n’est associée à aucun avantage en termes de survie

  • Kurian AW & al.
  • Cancer
  • 21 nov. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Dans le cadre du cancer du sein précoce (CSp), une mastectomie bilatérale (MBL) n’est pas associée à un avantage en termes de survie, malgré une réduction modeste (environ 34–43 cas pour 10 000 personnes-années) du risque de deuxième cancer du sein controlatéral (CSC), comparativement à d’autres interventions chirurgicales.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le recours à la MBL pour un CSp augmente aux États-Unis.
  • Cette étude suggère que l’absence de bénéfice de survie associé à la MBL doit être pondérée par rapport à ses dangers.

Protocole de l’étude

  • Une cohorte rétrospective (n = 245 418) de patientes californiennes atteintes d’un CSp de stade 0–III, issues de la base de données Surveillance, épidémiologie et résultats finaux (Surveillance, Epidemiology, and End Results, SEER ; 1998–2015), a été analysée.
  • L’excès de risque absolu (Absolute Excess Risk, AER) de CSC a été évalué comme la différence entre les cas observés et le nombre attendu de CS dans la population générale, divisée par 10 000 personnes-années à risque.
  • Financement : Service de santé publique de l’État de Californie (California Department of Public Health) ; Centres de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) ; Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH).

Principaux résultats

  • Après une durée de suivi médiane de 6,7 ans, 3,2 % des patientes de la cohorte ont développé un CSC.
  • L’AER était plus important après un traitement conservateur du sein (TCS ; 5,0 cas supplémentaires pour 10 000 personnes-années à risque) et après une mastectomie unitalérale (MUL ; 13,6 cas supplémentaires pour 10 000 personnes-années à risque), comparativement à la MBL (28,6 cas de moins pour 10 000 personnes-années à risque).
  • La MBL n’était associée à aucune différence au niveau du risque décès dû au cancer du sein (rapport de risque [RR] : 1,03 ; IC à 95 % : 0,96–1,11), comparativement au TCS.
  • La MUL était associée à un risque plus élevé de décès dû au cancer du sein (RR : 1,21 ; IC à 95 % : 1,17–1,25), comparativement au TCS.

Limites

  • Protocole rétrospectif et observationnel.