Cancer du sein précoce : l’association docétaxel et capécitabine n’est pas supérieure à une chimiothérapie standard à base d’anthracycline, d’après l’essai MINDACT

  • Delaloge S & al.
  • J Clin Oncol
  • 21 févr. 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les résultats d’un essai contrôlé randomisé montrent que l’association docétaxel et capécitabine (DC) n’est ni plus sûre ni plus efficace qu’une chimiothérapie standard à base d’anthracycline, dans le cadre du cancer du sein précoce.
  • La plupart des participantes présentaient un risque clinique et génomique élevé, d’après le test MammaPrint.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats contredisent les prévisions selon lesquelles le schéma DC était plus sûr et offrait une plus grande efficacité.

Protocole de l’étude

  • L’essai de phase III MINDACT a inclus des patientes atteintes d’un cancer du sein précoce, qui ont fait l’objet d’une deuxième affectation aléatoire à un traitement par DC (n = 652 ; 60,4 % de patientes présentant un risque clinique/génomique élevé) ou à une chimiothérapie standard à base d’anthracycline (n = 649 ; 60,6 % de patientes à risque clinique/génomique élevé).
  • Critère d’évaluation principal : la survie sans maladie (SSM).
  • Financement : bailleurs de fonds issus de l’industrie pharmaceutique ; Fondation de recherche sur le cancer du sein (Breast Cancer Research Foundation) ; Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH) ; autres.

Principaux résultats

  • Aucune différence n’a été observée entre les groupes au niveau de la SSM, après une médiane de 5 ans de suivi :
    • 90,7 % dans le groupe DC, contre 88,8 % dans le groupe chimiothérapie à base d’anthracycline ;
    • rapport de risque (RR) de 0,83 (P = 0,26).
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la SSM entre les sous-groupes présentant un risque clinique/génomique élevé :
    • 88,1 % dans le groupe DC, contre 86,1 % dans le groupe traitement standard ;
    • RR de 0,83 (IC à 95 % : 0,58–1,21).
  • Le groupe DC a présenté un taux plus élevé de neuropathie de grade 1 (27,1 % contre 11,2 %) et de syndrome main-pied de grade 2 (28,5 % contre 3,3 %), mais moins de cancers secondaires (21 contre 32).

Limites

  • L’étude ne disposait pas d’une puissance statistique suffisante, de sorte que les résultats ont uniquement une valeur de suggestion et nécessitent une évaluation plus approfondie.