Cancer du sein précoce : l’ajout d’alpélisib à un traitement néoadjuvant par létrozole n’apporte aucun bénéfice

  • Mayer IA & al.
  • Clin Cancer Res
  • 5 févr. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Dans l’essai de phase II NEO-ORB, l’ajout de l’inhibiteur de PI3K alpélisib (comparativement au placebo) à l’endocrinothérapie néoadjuvante à base de létrozole n’a pas permis d’améliorer le taux de réponse objective (TRO), quel que soit le statut mutationnel de PIK3CA, chez des femmes atteintes d’un cancer du sein précoce, à récepteurs hormonaux (Hormonal Receptors, HR) positifs et à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2) négatif.

Pourquoi est-ce important ?

  • Chez les patientes atteintes d’un cancer métastatique du sein incluses dans l’essai de phase III SOLAR-1, l’ajout d’alpélisib au létrozole a permis de prolonger la SSP des patientes présentant une tumeur avec mutation de PIK3CA.
  • Les résultats de l’essai NEO-ORB suggèrent que les altérations de la voie PI3K jouent un rôle différent dans le cadre de la maladie précoce, par rapport à la maladie métastatique.

Protocole de l’étude

  • L’étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo et de 24 semaines NEO-ORB (n = 257) a comparé l’association alpélisib (300 mg/jour) et létrozole (2,5 mg/jour) à l’association placebo et létrozole, dans 2 groupes de patientes atteintes d’un cancer du sein T1c–T3 : les patientes présentant des mutations de PIK3CA et celles n’en présentant pas (type sauvage).
  • Le critère d’évaluation principal était le TRO et la réponse complète pathologique (RCp) dans les groupes présentant une tumeur avec mutation de PIK3CA et de type sauvage.
  • Financement : Novartis Pharmaceuticals Corporation.

Principaux résultats

  • Aucune différence n’a été observée au niveau du TRO entre les groupes, quel que soit le statut de PIK3CA (43 % dans le groupe alpélisib, contre 45 % dans le groupe placebo pour le groupe avec mutation de PIK3CA ; 63 % contre 61 % pour le groupe avec PIK3CA de type sauvage).
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la RCp, qui était faible dans l’ensemble des quatre groupes.
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de l’activité de Ki-67 entre les quatre groupes.

Limites

  • Le taux d’interruption du traitement était de 48 % avec l’association alpélisib et létrozole.