Cancer du sein précoce HER2- et HR+ : les anthracyclines sont-elles nécessaires ?

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À retenir
  • Les données précédentes indiquent que les anthracyclines cardiotoxiques (doxorubicine et épirubicine) pourraient présenter une valeur limitée dans le cancer du sein précoce (CSP) négatif pour le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (human epidermal growth factor receptor 2, HER2).
  • Cet essai de phase III mené auprès de patientes atteintes d’un CSP HER2- et positif pour le récepteur hormonal (hormone receptor, HR) a démontré que la chimiothérapie sans anthracycline était aussi efficace que les traitements à base d’anthracycline à l’aide de la prévalence des cellules tumorales circulantes (CTC), qui indiquent un mauvais pronostic.
Pourquoi est-ce important ?
  • Bien que cette étude indique que des traitements sans anthracycline peuvent être utilisés, les auteurs indiquent qu’une analyse d’efficacité utilisant l’analyse complète de la survie devrait être réalisée.
Conception de l’étude
  • Étude de phase III menée en ouvert auprès de 3 642 patientes atteintes d’un CSP et ayant été affectées de manière aléatoire pour recevoir six cycles de chimiothérapie à base d’anthracycline ou de chimiothérapie sans anthracycline.
  • Le critère d’évaluation principal était le taux de CTC déterminé par le système CellSearch autorisé par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (US Food and Drug Administration) et mesuré au moment du dernier cycle de chimiothérapie.
  • Financement : Pfizer, Sanofi-Adventis, Chugai, Janssen Diagnostics.
Principaux résultats
  • Des CTC ont été identifiés chez 12,5 % des patients.
  • Les CTC analysées au moment de la dernière chimiothérapie n’ont été associées de manière significative à aucune caractéristique de la tumeur ou des patients (P > 0,1 dans tous les cas), selon une analyse univariée.
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes en termes de pourcentage de patients présentant des CTC (11,5 % dans le groupe recevant une chimiothérapie à base d’anthracycline contre 13,6 % dans le groupe recevant une chimiothérapie sans anthracycline ; P = 0,18).
Limites
  • CTC non évaluées avant l’instauration de la chimiothérapie.