Cancer du sein métastatique : trois caractéristiques prédisent la réponse à long terme au trastuzumab

  • Kaczmarek E & al.
  • Breast Cancer Res Treat
  • 5 sept. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain positif (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2 Positive, HER2+), qui présentent une réponse à long terme (RLT) au trastuzumab, obtiennent une survie deux fois plus longue que les patients sans RLT.
  • Les facteurs prédictifs de la RLT comprennent le nombre de sites métastatiques, l’utilisation d’une chimiothérapie à base de taxanes et une endocrinothérapie d’entretien. 

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de l’une des premières études en pratique réelle à comparer les patientes présentant une RLT et celles ne présentant pas une RLT.

Protocole de l’étude

  • Une cohorte rétrospective (n = 422) issue de la base de données française du sein du programme d’épidémio-stratégie médico-économique (ESMÉ) et de l’Institut Curie a été analysée.
  • La base de données de l’ESMÉ a été analysée entre 2008 et 2014 ; la base de données de l’Institut Curie a été analysée entre 2004 et 2008. Les deux bases de données étaient gérées par un seul institut.
  • La RLT était définie comme une maladie non progressive pendant au moins 2 ans sous traitement de première intention par trastuzumab.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 48 mois.
  • 111 des 422 sujets ont présenté une RLT (26,3 %).
  • Les patientes présentant une RLT ont obtenu une SG médiane de 110 mois (IC à 95 % : 95–non atteinte), contre 56 mois (IC à 95 % : 47–68) pour les patientes sans RLT.
  • À l’analyse multivariée, les facteurs prédictifs de la RLT incluaient :
    • un nombre moins important de sites métastatiques (2 ou moins, contre plus de 2 ; P = 0,01) ;
    • l’administration d’une chimiothérapie de première intention à base de taxanes (par rapport à l’absence d’administration) pour le cancer du sein primitif (P = 0,003) ;
    • l’administration d’une endocrinothérapie d’entretien associée à du trastuzumab (par rapport à l’absence d’administration ; P = 0,001).

Limites

  • Étude monocentrique.
  • Protocole observationnel et rétrospectif.