Cancer du sein métastatique : qu’indique la base de données SEER sur la survie spécifique au site ?

  • Wang R & al.
  • BMC Cancer
  • 12 nov. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Une analyse de la base de données Surveillance, épidémiologie et résultats finaux (Surveillance, Epidemiology, and End Results, SEER), portant sur la survie spécifique au site dans le cadre du cancer du sein métastatique (CSm), révèle que les métastases osseuses sont présentes chez la majorité des patientes et associées au meilleur pronostic, avec un taux de survie globale (SG) à 3 ans de 50,5 %, tandis que les métastases cérébrales constituent le site le plus rare de métastase et sont associées au pronostic le plus défavorable, avec un taux de SG à 3 ans de 19,9 %.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les cliniciens et les patientes doivent disposer des meilleures informations pronostiques afin de prendre des décisions concernant le traitement et la qualité de vie (QdV).

Protocole de l’étude

  • Une analyse de 18 322 cas de CSm issus de la base de données SEER a été réalisée (2010–2015).
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Fréquence selon le site métastatique :
    • métastases osseuses uniquement : 39,8 % de la cohorte ;
    • métastases multiples : 33,07 % ;
    • métastases pulmonaires : 10,94 % ;
    • autres : 7,34 % ;
    • métastases cérébrales : 1,51 %.
  • SG à 3 ans selon la méthode de Kaplan-Meier (de la meilleure à la moins favorable) :
    • métastases osseuses : 50,5 % ;
    • autres : 41,9 % ;
    • métastases hépatiques : 38,2 % ;
    • métastases pulmonaires : 37,5 % ;
    • métastases multiples : 27,4 % ;
    • métastases cérébrales : 19,9 %.
  • Survie spécifique au cancer du sein à 3 ans selon la méthode de Kaplan-Meier (de la meilleure à la moins favorable) :
    • métastases osseuses : 76,6 % ;
    • métastases hépatiques : 67,7 % ;
    • métastases pulmonaires : 66,1 % ;
    • autres : 65,3 % ;
    • métastases multiples : 62,6 % ;
    • métastases cérébrales : 50,6 %.
  • Facteurs de risque associés à une survie défavorable (tous les rapports de risque [RR] > 1 ; toutes les valeurs P 
  • État matrimonial non marié.
  • Origine ethnique africaine.
  • Tumeur de grade élevé.
  • Tumeur de grande taille.
  • Stade N plus avancé.
  • Sous-type à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain positif (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2-positive, HER2+).
  • Sous-type triple négatif.
  • Facteurs de protection associés à une amélioration de la survie (tous les RR 
  • État matrimonial marié.
  • Autre origine ethnique.
  • Administration d’une chimiothérapie, d’une radiothérapie et/ou réalisation d’une chirurgie.
  • Limites

    • Protocole rétrospectif et observationnel.