Cancer du sein métastatique HR+ HER2- : les inhibiteurs des CDK4/6 présentent une toxicité plus importante chez les femmes plus âgées

  • Howie LJ & al.
  • J Clin Oncol
  • 27 sept. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une analyse par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) de 3 essais contrôlés randomisés (ECR) révèle que dans le cadre du cancer du sein métastatique (CSm) à récepteurs hormonaux positifs (Hormone Receptor, HR) et à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2) négatif, les inhibiteurs des CDK4/6 sont aussi efficaces chez les femmes plus âgées (75 ans et plus) que chez les femmes de moins de 75 ans, mais qu’ils sont plus toxiques et entraînent par conséquent des modifications de la dose et une qualité de vie moins bonne.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les cliniciens doivent informer les patientes plus âgées des bénéfices et des risques associés aux inhibiteurs des CDK4/6.

Protocole de l’étude

  • Une analyse rétrospective de la FDA a été réalisée sur 1 827 participantes groupées à partir des ECR PALOMA-2, MONALEESA-2 et MONARCH-3, qui portaient sur des inhibiteurs des CDK4/6 en association avec un inhibiteur de l’aromatase (IA).
  • Financement : FDA.

Principaux résultats

  • L’amélioration de la SSP observée avec les inhibiteurs des CDK4/6 et l’IA, comparativement à l’IA seul, était similaire chez les femmes plus âgées et chez les femmes de moins de 75 ans.
  • Les femmes plus âgées recevant des inhibiteurs des CDK4/6 ont obtenu les résultats suivants :
    • Incidence plus élevée d’événements indésirables (EI) de grades 3–4 (88,8 % contre 73,4 % chez les femmes de moins de 75 ans).
    • Incidence plus élevée d’EI entraînant une réduction et/ou une interruption de la dose (81,6 % contre 71,1 %, respectivement).
    • Incidence plus élevée d’EI entraînant l’arrêt du traitement (32,0 % contre 12,1 %).
    • Incidence plus élevée d’EI graves (46,4 % contre 22,8 %).
    • Résultats moins bons aux mesures de la qualité de vie EQ-5D, indépendamment du groupe de traitement (CDK4/6 et IA, ou IA seul), y compris au niveau de la mobilité (rapport de risque [RR] : 1,30 ; IC à 95 % : 0,94–1,80), des soins auto-administrés (RR : 1,60 ; IC à 95 % : 1,13–2,30) et de la capacité à réaliser les activités habituelles (RR : 1,46 ; IC à 95 % : 1,08–1,97), comparativement aux femmes de moins de 75 ans recevant le traitement.

Limites

  • Hétérogénéité entre les études.