Cancer du sein : la goséréline permet de prévenir la ménopause induite par la chimiothérapie

  • Moore HCF & al.
  • J Natl Cancer Inst
  • 27 oct. 2018

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’ajout de goséréline, un agoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines, à la chimiothérapie réduit le taux d’insuffisance ovarienne induite par la chimiothérapie, d’après un rapport précoce de l’essai contrôlé randomisé (ECR) Étude de prévention de la ménopause précoce (Prevention of Early Menopause Study, POEMS).
  • Le rapport final de l’essai POEMS montre que cinq ans après le traitement, l’ajout de goséréline à la chimiothérapie est associé à un taux de grossesses plus élevé que la chimiothérapie seule, sans effets indésirables sur la survie des femmes non ménopausées atteintes d’un cancer du sein précoce (CSp) à récepteur des œstrogènes négatif et à récepteur de la progestérone négatif.

Pourquoi est-ce important ?

  • La goséréline constitue une bonne alternative thérapeutique visant à préserver la fertilité en cas de CSp survenant avant la ménopause.

Protocole de l’étude

  • Un ECR a été mené auprès de 218 patientes affectées pour recevoir une chimiothérapie à base de cyclophosphamide avec ou sans goséréline (3,6 mg par voie sous-cutanée toutes les quatre semaines au cours de la chimiothérapie).
  • Financement : NIH ; Essais cliniques sur le cancer du sein en Australie et en Nouvelle-Zélande (Breast Cancer Trials Australia and New Zealand) ; AstraZeneca.

Principaux résultats

  • Cinq ans après le traitement, l’ajout de goséréline à la chimiothérapie (comparativement à la chimiothérapie seule) était associé à un taux plus élevé de survenue d’au moins une grossesse : incidence cumulée à cinq ans de 23,1 % (IC à 95 % : 15,3–31,9 %) contre 12,2 % (IC à 95 % : 6,8–19,2 %), respectivement, avec un RC ajusté de 2,34 (P = 0,03).
  • L’ajout de goséréline à la chimiothérapie (comparativement à la chimiothérapie seule) était associé à une prolongation non significative de la SSM (RR : 0,55 ; P = 0,09) et de la SG (RR : 0,45 ; P = 0,06).
  • La SG à cinq ans était de 91,7 % dans le groupe goséréline et chimiothérapie, contre 83,1 % dans le groupe chimiothérapie seule.

Limites

  • La petite taille de l’échantillon n’a pas permis de stratifier les résultats selon l’âge.