Cancer du sein HER2+ : la toxicité cardiaque induite par le trastuzumab est liée à la MCV préexistante

  • Moilanen T & al.
  • J Cancer Res Clin Oncol
  • 5 juin 2018

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La maladie cardiovasculaire (MCV) préexistante est un facteur de risque de la toxicité cardiaque induite par le trastuzumab ainsi que de l’arrêt du trastuzumab chez les patientes atteintes d’un cancer du sein positif au récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2) en situation réelle.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le suivi de routine de la fraction d’éjection pendant le traitement doit cibler spécifiquement les patientes présentant une MCV préexistante.

Protocole de l’étude

  • Cohorte rétrospective (n = 246) de patientes traitées par trastuzumab, se basant sur les dossiers des patientes.
  • Des échocardiogrammes évaluant la fraction d’éjection (FE) ont été effectués tous les trois mois.
  • Financement :  Hôpital universitaire d’Oulu ; Université d’Oulu ; Registre du cancer finlandais.

Principaux résultats

  • 13 % de la cohorte ont présenté un déclin de la FE d’au moins 10 %, 4,4 % ont présenté un déclin de la FE d’au moins 20 % dans l’année suivant l’instauration du trastuzumab.
  • 2,4 % de la cohorte (n = 6) ont arrêté le trastuzumab en raison de sa toxicité cardiaque.
  • La MCV préexistante (valve aortique) a été associée à un déclin de la FE d’au moins 20 % pendant le traitement par trastuzumab (P = 0,017).
  • La MCV préexistante a été associée à l’arrêt du trastuzumab (n = 6) :
    • Hypertension : 83,3 % ont arrêté le traitement (P = 0,022) ;
    • Coronaropathie : 50 % ont arrêté le traitement (P = 0,007) ;
    • Dysfonction valvulaire : 50 % ont arrêté le traitement (P = 0,009) ;
    • Valve aortique : 33,3 % ont arrêté le traitement (P = 0,005) ;
    • Diabète : 66,7 % ont arrêté le traitement (P = 0,001) ;
    • Hypertrophie ventriculaire gauche : 16,7 % ont arrêté le traitement (P = 0,048).
  • La prise de plusieurs médicaments cardiaques à l’entrée dans l’étude a été associée à un déclin de la FE d’au moins 20 % pendant le traitement (aucune valeur P renseignée) ainsi qu’à un arrêt du trastuzumab chez 83,3 % des patientes (n = 5).
  • Le déclin de la FE pendant le traitement n’a pas été associé à la SG.

Limites

  • Étude monocentrique.
  • Conception rétrospective.