Cancer du poumon : plus de muscles permettent d’obtenir de meilleurs résultats après une pneumonectomie

  • Madariaga MLL & al.
  • Ann Thorac Surg
  • 7 déc. 2019

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patients avec une surface musculaire squelettique du thorax (SMST) faible, qui font l’objet d’une pneumonectomie pour un cancer du poumon, présentent un risque plus élevé de complications postopératoires et de réhospitalisation, ainsi qu’une durée de séjour à l’hôpital (DSH) plus longue, comparativement à ceux qui ont plus de muscles.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des études antérieures menées par les auteurs de cette étude ont révélé qu’une SMST faible est associée à un risque accru de complications postopératoires et de recours aux soins de santé, chez les patients atteints d’un cancer du poumon qui font l’objet d’une lobectomie.

Protocole de l’étude

  • 130 patients ont fait l’objet d’une pneumonectomie pour un cancer du poumon.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 33 patients faisaient partie du quartile inférieur pour la SMST ; 97 faisaient partie des quartiles supérieurs.
  • Dans l’ensemble, les patients avec une SMST faible ont présenté davantage de complications majeures, comparativement à ceux avec une SMST plus importante (45,5 % contre 28,9 % ; P = 0,08), et 3 fois plus de complications cardiopulmonaires majeures (30,3 % contre 10,3 % ; P = 0,006).
  • Les patients avec une SMST faible ont présenté une DSH plus importante (P = 0,025), étaient plus susceptibles d’intégrer un établissement après la sortie de l’hôpital plutôt que de rentrer chez eux (18,2 % contre 8,2 % ; P = 0,117), et ont affiché un taux de réadmission à 90 jours plus élevé (27,3 % contre 14,4 % ; P = 0,095).
  • Une augmentation de 10 cm2 de la surface musculaire était associée à une réduction du risque global de complications (rapport de cotes [RC] : 0,87 ; P = 0,04) et du risque de complications cardiopulmonaires (RC : 0,86 ; P = 0,04).

Limites

  • Étude rétrospective monocentrique.