Cancer du poumon : les recommandations actuelles concernant son dépistage sont insuffisantes

  • Tindle HA & al.
  • J Natl Cancer Inst
  • 16 mai 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Bien que le risque de cancer du poumon chute chez les anciens fumeurs dans les 5 ans suivant l’arrêt, il reste ≥ 3 fois supérieur à celui des personnes n’ayant jamais fumé 25 ans après l’arrêt.

Pourquoi est-ce important ?

  • Selon les recommandations des Centres pour les services de Medicare et de Medicaid, le dépistage par TDM à faible dose n’est pas couvert pour les anciens fumeurs ayant arrêté de fumer depuis plus de 15 ans.
  • Moins de la moitié des fumeurs et anciens fumeurs atteints d’un cancer du poumon remplissaient les critères pour le dépistage.

Protocole de l’étude

  • 8 907 personnes issues de la cohorte initiale et des cohortes suivantes de l’étude de Framingham sur la santé cardiovasculaire.
  • La durée médiane de suivi était de 28,7 ans.
  • Financement : Centre Vanderbilt du tabagisme, de l’addiction et du style de vie, et autres.

Principaux résultats

  • 284 cas de cancer du poumon.
  • Le risque de cancer du poumon était plus élevé chez les anciens gros fumeurs, quel que soit le nombre d’années écoulées depuis l’arrêt (
  • Comparativement aux fumeurs, les anciens gros fumeurs présentaient un risque de cancer du poumon 39,1 % moins élevé dans les 5 ans suivant l’arrêt.
  • 40,8 % des cancers du poumon chez les anciens fumeurs sont survenus > 15 ans après l’arrêt.
  • Seuls 58,7 % des cas de cancer du poumon chez les fumeurs et anciens fumeurs étaient éligibles au dépistage au moment du diagnostic.

Limites

  • Aucune donnée sur les autres facteurs de risque.