Cancer du col de l’utérus métastatique : la RCT pelvienne est associée à une meilleure SG, comparativement à la chimiothérapie

  • Wang Y & al.
  • JAMA Oncol
  • 26 juil. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus métastatique nouvellement diagnostiqué et traitées par radiochimiothérapie (RCT) pelvienne définitive ont obtenu une amélioration significative de la SG, comparativement à une chimiothérapie seule.
  • Une dose de rayonnements supérieure ou égale à 45 Gy, une radiothérapie externe (RTE) associée à une curiethérapie, et une RCT concomitante amélioraient la SG.

Pourquoi est-ce important ?

  • La RCT pelvienne définitive est le traitement de référence du cancer du col de l’utérus localement avancé, mais les données probantes appuyant son rôle dans la maladie métastatique sont limitées.

Protocole de l’étude

  • Une étude portant sur 3 169 patientes, issues de la base de données nationale sur le cancer (National Cancer Database), atteintes d’un cancer du col de l’utérus métastatique nouvellement diagnostiqué et ayant fait l’objet d’une chimiothérapie associée ou non à une radiothérapie entre 2004 et 2014 a été menée.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 808 patientes ont reçu une chimiothérapie seule, et 2 361 ont reçu une RCT pelvienne.
  • La durée de suivi médiane était de 13,3 mois.
  • La SG médiane était significativement meilleure chez les patientes ayant reçu une RCT, comparativement à une chimiothérapie seule (15,6 contre 10,1 mois ; RR : 0,72 ; P 
  • Après un appariement selon les scores de propension, l’analyse a mis en évidence une meilleure survie médiane avec la RCT qu’avec la chimiothérapie seule (14,4 contre 10,6 mois ; P 
  • La SG médiane était plus longue chez les patientes ayant reçu les traitements suivants :
    • une radiothérapie à une dose supérieure ou égale à 45 Gy, par rapport à une dose inférieure à 45 Gy (18,5 contre 10,2 mois ; RR [comparativement à la chimiothérapie seule] : 0,63 ; P 
    • l’association RTE, curiethérapie et chimiothérapie, par rapport à RTE et chimiothérapie (27,5 contre 12,9 mois ; RR [comparativement à la chimiothérapie seule] : 0,50 ; P 
    • une RCT concomitante, par rapport à non concomitante (16,4 contre 14,3 mois).

Limites

  • Conception rétrospective.