Cancer du col de l’utérus localement avancé : la chirurgie de rattrapage est réalisable chez certaines patientes

  • Mignot F & al.
  • Gynecol Oncol
  • 13 mars 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La chirurgie de rattrapage est réalisable et améliore la survie globale (SG), sans complication significative, chez des patientes hautement sélectionnées présentant une rechute locale d’un cancer du col de l’utérus localement avancé, après une curiethérapie adaptative guidée par imagerie.

Pourquoi est-ce important ?

  • La rechute locale entraîne des symptômes locaux graves.

Protocole de l’étude

  • 259 patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus localement avancé ont été traitées par radiochimiothérapie initiale.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 4,2 mois.
  • 10,8 % des patientes ont présenté une rechute locale.   
  • Le délai médian jusqu’à la rechute locale après l’achèvement de la curiethérapie était de huit mois.
  • Seules 3 (10,7 %) des 28 patientes présentant une rechute locale isolée ont fait l’objet d’une chirurgie de rattrapage.
    • La survenue de métastases à distance (60,7 %) et l’atteinte de la paroi pelvienne (17,9 %) étaient les principales contre-indications pour la chirurgie de rattrapage.
  • Après une rechute locale, trois patientes étaient vivantes lors du dernier suivi.
    • Les patientes ayant fait l’objet d’une hystérectomie pour une rechute locale isolée étaient associées à une meilleure survie que celles n’en ayant pas fait l’objet (P = 0,02).
  • La progression locale a entraîné des symptômes locorégionaux graves ; les plus fréquents étaient des symptômes rénaux (42,9 %) et un sepsis (39,3 %).
  • L’intervalle de temps entre la curiethérapie et la rechute locale était un facteur de risque significatif d’une moins bonne SG à deux ans (rapport de risque [RR] : 3,3 ; P = 0,005).

Limites

  • Étude rétrospective.