Cancer du col de l’utérus : la radiothérapie avec modulation d’intensité constitue le nouveau traitement de référence chez les patientes à risque élevé


  • Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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Présenté lors du congrès 2020 de la Société américaine de radio-oncologie (American Society for Radiation Oncology, ASTRO).

À retenir

  • Chez les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus qui font l’objet d’une radiothérapie après une hystérectomie, la radiothérapie avec modulation d’intensité guidée par imagerie (RTMI-GI) entraîne une réduction significative du risque de toxicité gastro-intestinale tardive, comparativement à la radiothérapie conformationnelle en trois dimensions (RTC-3D).
  • Aucune différence n’a été observée entre les traitements au niveau de la survie sans maladie (SSM).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats appuient l’utilisation de la RTMI-GI comme nouveau traitement de référence en cas de radiothérapie pelvienne postopératoire dans ce contexte.

Méthodologie

  • Il s’agit de l’analyse finale de l’essai de phase III PARCER.
  • 300 patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus ont fait l’objet d’une hystérectomie et ont été affectées de manière aléatoire pour recevoir une RTMI-GI (n = 151) ou une RTC-3D (n = 149) dans le cadre d’une radiochimiothérapie adjuvante.
  • Financement : département de l’Énergie nucléaire, Inde ; Varian International ; Fondation Terry Fox (The Terry Fox Foundation).

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 49 mois.
  • À quatre ans, les résultats suivants ont été observés dans les groupes RTMI-GI et RTC-3D, respectivement :
    • Le taux d’événements indésirables (EI) gastro-intestinaux tardifs de grade supérieur ou égal à 2 était de 19,2 % et 36,2 % (rapport de risque [RR] : 0,53 ; P = 0,005).
    • Le taux d’EI gastro-intestinaux tardifs de grade supérieur ou égal à 3 était de 2,0 % et 8,7 % (RR : 0,23 ; P 
    • Le taux de diarrhée aiguë de grade supérieur ou égal à 2 était de 17,2 % et 27,2 % (P = 0,004).
  • Aucune différence n’a été observée dans les groupes RTMI-GI et RTC-3D au niveau de la SSM (73 %, contre 68 % ; P = 0,30).