Cancer du col de l’utérus : la radiochimiothérapie concomitante n’entraîne aucune augmentation de la SG dans le cadre de la maladie avec atteinte ganglionnaire

  • Matsuo K & al.
  • Am J Obstet Gynecol
  • 30 oct. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • La radiochimiothérapie concomitante (RCTC) n’améliore pas la survie, comparativement à la radiothérapie seule, chez les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus de stade précoce avec atteinte ganglionnaire qui font l’objet d’une hystérectomie.
  • Le recours à la RCTC a augmenté, passant de 20 % à 88 % entre 1997 et 2016.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats suggèrent que, dans le cadre du cancer du col de l’utérus de stade précoce à risque élevé, la RCTC postopératoire standard n’offre aucun bénéfice aux patientes présentant des métastases des ganglions lymphatiques pelviens.
  • Une chimiothérapie systémique pourrait améliorer la survie chez ces patientes, mais une confirmation dans un cadre prospectif est requise.

Protocole de l’étude

  • 2 538 patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus de stade T1–2 (âge médian : 44 ans), présentant des métastases des ganglions lymphatiques pelviens et ayant fait l’objet d’une hystérectomie et d’une radiothérapie postopératoire, ont été identifiées dans la base de données du programme Surveillance, épidémiologie et résultats finaux (Surveillance, Epidemiology, and End Results), au cours de la période 1988–2016.
  • Financement : Fonds Ensign pour la recherche sur les cancers gynécologiques (Ensign Endowment for Gynecologic Cancer Research).

Principaux résultats

  • 71,3 % des patientes ont fait l’objet d’une RCTC, et 28,7 % ont fait l’objet d’une radiothérapie seule.
  • Le recours à la RCTC a augmenté, passant de 20,7 % à 78,5 % entre 1997 et 2000, et même à 88,3 % en 2016.
  • Aucune variation significative n’a été rapportée au niveau de la survie globale (SG) à 5 ans (variation annuelle du pourcentage au cours de la période 1997–2012 : -0,1 ; P = 0,776).
  • D’après l’analyse pondérée selon les scores de propension, aucune différence significative n’a été identifiée au niveau de la SG à 5 ans entre la RCTC et la radiothérapie seule :
    • 73,1 % contre 73,6 %.
    • Rapport de risque (RR) : 1,004 (P = 0,955).

Limites

  • Protocole rétrospectif.