Cancer du col de l’utérus : l’association camrélizumab et apatinib démontre une réponse prometteuse

  • Lan C & al.
  • J Clin Oncol
  • 14 oct. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’association camrélizumab et apatinib démontre une réponse favorable et des toxicités gérables chez les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus avancé préalablement traitées.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’activité de l’association camrélizumab et apatinib était supérieure à celle rapportée avec une monothérapie par anticorps anti-protéine 1 de mort cellulaire programmée/ligand 1 de mort programmée (Programmed Death-Ligand 1, PD-L1) ou inhibiteur de la voie du facteur de croissance endothéliale vasculaire seule.

Méthodologie

  • L’essai multicentrique de phase II CLAP a été mené.
  • 45 patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus avancé (âge médian : 51,0 ans), qui avaient présenté une progression après au moins 1 ligne de traitement systémique, ont reçu l’association camrélizumab et apatinib.
  • Financement : Projet de la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 11,3 mois.
  • Le taux de réponse objective (TRO) était de 55,6 % (réponse complète : 4,4 % ; réponse partielle : 51,1 %).
  • La survie sans progression (SSP) médiane était de 8,8 mois (IC à 95 % : 5,6 mois–non estimable).
  • La durée médiane de la réponse et la survie globale (SG) médiane n’ont pas été atteintes.
  • Le taux d’événements indésirables liés au traitement de grades 3/4 était de 71,1 %. Les plus fréquents étaient l’hypertension (24,4 %), l’anémie (20,0 %) et la fatigue (15,6 %).
  • 33,3 % des patientes ont présenté des toxicités liées au système immunitaire potentielles. La plus fréquente était l’hypothyroïdie (22,2 %).
  • Aucune différence n’a été observée au niveau du TRO entre les patientes présentant des tumeurs exprimant PD-L1 ou non (69,0 %, contre 50,0 % ; P = 0,281).
Limites
  • Étude à groupe unique menée en ouvert.