Cancer de la vessie : le statut de FGFR3 guide la réponse au traitement à base de platine

  • Teo MY & al.
  • Eur Urol
  • 1 août 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une altération du récepteur 3 du facteur de croissance fibroblastique (Fibroblast Growth Factor Receptor 3, FGFR3) est associée à des réponses plus faibles à la chimiothérapie à base de platine chez les patients atteints d’un cancer de la vessie avec envahissement musculaire (CVEM).
  • Cependant, ce lien n’a pas été observé dans le cas d’une maladie métastatique.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le statut de FGFR3 peut faciliter la prise de décisions thérapeutiques dans le cadre du cancer de la vessie.

Méthodologie

  • L’étude a inclus :
    • 72 patients atteints d’un CVEM, traités par chimiothérapie néoadjuvante (CTNA) à base de cisplatine ;
    • 108 patients atteints d’un carcinome urothélial métastatique, recevant un traitement de première intention par chimiothérapie à base de platine au Centre de cancérologie Memorial Sloan Kettering (Memorial Sloan Kettering Cancer Center) ;
    • 253 patients de la cohorte sur le cancer de la vessie de l’Atlas du génome du cancer (The Cancer Genome Atlas, TCGA).
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • Cohorte CTNA :
    • 13 % des patients présentaient une altération de FGFR3 (aucun d’entre eux n’a obtenu une réponse pathologique complète) ; 3 présentaient une maladie résiduelle hors CVEM.
    • Une altération de FGFR3 était associée à une réduction de la survie sans récidive (SSR ; rapport de risque [RR] : 2,74 ; P = 0,044), mais pas de la survie globale (SG).
  • Cohorte TCGA :
    • Parmi les patients ayant fait l’objet d’une chimiothérapie adjuvante, ceux présentant une altération de FGFR3 ont obtenu une SSR plus courte (RR : 7,27 ; P 
    • Chez les patients naïfs de chimiothérapie, une altération de FGFR3 était associée à une SSR plus longue (P = 0,0073).
  • Cohorte carcinome urothélial métastatique :
    • Une altération de FGFR3 était associée à un taux plus élevé de métastases pulmonaires (47 %, contre 30 % ; P = 0,024) et de lymphadénopathie extrapelvienne (75 %, contre 62 % ; P = 0,038).
    • Aucune association entre une altération de FGFR3 et la survie n’a été observée.

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective.