Cancer de la vessie : le RNL avant l’administration de pembrolizumab pourrait prédire les résultats cliniques

  • Ogihara K & al.
  • Urol Oncol
  • 2 mars 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer urothélial métastatique résistant au platine, le niveau du rapport neutrophiles/lymphocytes avant le traitement (pré-RNL) avant l’instauration du pembrolizumab est un facteur prédictif indépendant de la progression de la maladie et de la mortalité spécifique au cancer.
  • Une réduction d’au moins 25 % du RNL après le traitement est associée à une amélioration de la survie sans progression (SSP) et de la survie spécifique au cancer. 

Pourquoi est-ce important ?

  • Un pré-RNL élevé pourrait constituer un nouveau biomarqueur pour identifier les patients qui présentent une réponse défavorable au pembrolizumab.

Protocole de l’étude

  • 78 patients atteints d’un carcinome urothélial métastatique ont reçu du pembrolizumab après une chimiothérapie à base de platine, entre décembre 2017 et avril 2019.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 42,3 % des patients présentaient un pré-RNL élevé (supérieur ou égal à 3,35).
  • 29,5 % des patients ont obtenu une réponse clinique.
  • Le groupe avec un pré-RNL élevé, comparativement à un pré-RNL faible, a présenté :
    • une diminution significative de la somme du diamètre le plus long de la lésion cible (18,8 % contre 58,1 % ; P = 0,005) ;
    • un taux de SSP à 6 mois plus faible (9,1 % contre 45,9 % ; P 
    • un taux de survie spécifique au cancer à 6 mois plus faible (58,0 % contre 89,1 % ; P = 0,002).
  • Le niveau moyen du pré-RNL chez les patients présentant une maladie progressive ou stable était significativement plus élevé que chez ceux présentant une réponse complète ou partielle (3,87 contre 2,64 ; P = 0,02).
  • Le niveau du pré-RNL était un indicateur indépendant d’une progression de la maladie (P 
  • Une baisse d’au moins 25 % du RNL après le traitement par pembrolizumab, comparativement au pré-RNL, était associée à une amélioration significative de la SSP (P = 0,01) et de la survie spécifique au cancer (P = 0,022).

Limites

  • Protocole rétrospectif.