Cancer de la vessie : la prise d’antibiotiques avec l’atézolizumab est associée à une survie moins favorable

  • Hopkins AM & al.
  • Eur Urol
  • 11 juil. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La prise d’antibiotiques est associée à des résultats de survie moins favorables chez les patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé/métastatique traités par atézolizumab.

Pourquoi est-ce important ?

  • De futures études devraient examiner l’effet des antibiotiques sur d’autres inhibiteurs de point de contrôle immunitaire.
  • Ces résultats suggèrent la nécessité de faire preuve d’une prudence supplémentaire avec les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire.

Méthodologie

  • Une analyse post-hoc a été réalisée à partir de l’essai de phase II à groupe unique IMvigor210 (n = 429) et de l’essai randomisé de phase III IMvigor211 (n = 467), qui ont inclus des patients atteints d’un carcinome urothélial avancé/métastatique.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Dans la cohorte combinée, la prise d’antibiotiques dans les 30 jours précédant et suivant l’administration de l’inhibiteur de point de contrôle immunitaire était associée (rapports de risque [RR] pour tous ; IC à 95 %) à des résultats significativement moins favorables en termes de :
    • survie globale (SG) : 1,44 (1,19–1,73) ;
    • survie sans progression (SSP) : 1,24 (1,05–1,46).
  • Chez les patients traités par chimiothérapie dans le cadre de l’essai IMvigor211, aucune association significative n’a été observée entre la prise d’antibiotiques et :
    • la SG : 1,15 (0,91–1,46) ;
    • la SSP : 1,09 (0,88–1,36).
  • Dans la cohorte IMvigor211, l’atézolizumab, comparativement à la chimiothérapie, était associé à :
    • une SG similaire chez les patients sous antibiotiques : 0,95 (0,71–1,25) ;
    • une amélioration de la SG chez les patients ne prenant pas d’antibiotiques : 0,73 (0,60–0,88).

Limites

  • Analyse post-hoc.