Cancer de la tête et du cou : l’association pembrolizumab et radiothérapie est active et bien tolérée

  • Ferris RL & et al.
  • ASTRO
  • 27 mars 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer épidermoïde de la tête et du cou (CETC) localement avancé et inéligibles au cisplatine, l’association radiothérapie et pembrolizumab est bien tolérée et offre un bon contrôle de la maladie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le cisplatine associé à une radiothérapie définitive constitue le traitement de référence du cancer de la tête et du cou localement avancé, mais environ un tiers des patients sont inéligibles au cisplatine dans la pratique quotidienne.
  • Ces résultats doivent être validés dans des essais à grande échelle.

Protocole de l’étude

  • Une étude de phase II a été menée auprès de 29 patients atteints d’un CETC localement avancé et inéligibles au cisplatine.
  • Les patients ont reçu trois cycles de pembrolizumab et une radiothérapie concomitante sur six semaines, puis trois cycles supplémentaires du médicament de l’immunothérapie.
  • Financement : Merck & Co.

Principaux résultats

  • Les sites primitifs étaient la base de la langue et les amygdales.
  • La durée de suivi médiane était de 21 mois.
  • Le taux de survie sans progression (SSP) à 1 an était de 76 % (IC à 95 % : 56–88 %), et le taux de survie globale (SG) était de 86 % (IC à 95 % : 67–95 %).
  • Le taux de SSP estimé à 2 ans était de 71 % (IC à 95 % : 49–84 %), et le taux de SG était de 75 % (IC à 95 % : 51–88 %).
  • Analyse des sous-groupes : la SSP et la SG à 1 an chez :
    • les patients atteints d’un cancer de l’oropharynx p16+ : 88 % et 94 %, respectivement ;
    • les autres patients : 58 % et 75 %, respectivement.
  • La plupart des toxicités étaient légères (grades 1–2). 59 % des patients ont présenté une lymphopénie de grade 3–4.

Limites

  • Étude à bras unique.