Cancer de la prostate : une radiothérapie de rattrapage permet de retarder l’échec du traitement

  • Yokomizo A & al.
  • Eur Urol
  • 19 déc. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une radiothérapie de rattrapage (RTR) initiale prolonge le délai jusqu’à l’échec du traitement (Time to Treatment Failure, TTF) par bicalutamide chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé qui ont présenté un échec du PSA après une prostatectomie radicale (PR).

Pourquoi est-ce important ?

  • Aucun traitement de référence n’est établi pour les patients présentant un échec du PSA après une PR.

Protocole de l’étude

  • Un essai de phase III multicentrique et randomisé a été mené en ouvert auprès de 210 patients atteints d’un cancer de la prostate localisé qui avaient présenté un échec du PSA après une PR.
  • Les patients ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une hormonothérapie de rattrapage (HTR ; bicalutamide [BCL]) ou d’une RTR avec ou sans HTR.
  • Critère d’évaluation principal : TTF par bicalutamide.
  • Financement : ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, Japon.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 5,5 ans.
  • Le TTF par BCL médian était significativement plus long dans le groupe RTR avec ou sans HTR, comparativement au groupe HTR :
    • 8,6 ans (IC à 95 % : 4,5–6,6) contre 5,6 ans (IC à 95 % : 7,2–non estimable).
  • La survie à 5 ans sans échec du traitement était plus élevée dans le groupe RTR avec ou sans HTR :
    • 69,7 % contre 57,0 % dans le groupe HTR.
    • Rapport de risque (RR) de 0,555 (P = 0,001).
  • La survie sans rechute à 5 ans (RR : 0,904 ; P = 0,77) et la SG à 5 ans (RR : 1,030 ; P = 0,94) étaient similaires entre les groupes.
  • La dysérection était l’événement indésirable de grades 3–4 le plus fréquent (80 % dans le groupe HTR, contre 74 % dans le groupe RTR avec ou sans HTR).

Limites

  • Protocole en ouvert, suivi court et critère d’évaluation de substitution.