Cancer de la prostate : un hypofractionnement modéré et un hypofractionnement conventionnel sont associés à des résultats à long terme similaires

  • Avkshtol V & al.
  • J Clin Oncol
  • 2 mars 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque intermédiaire et élevé, la radiothérapie à modulation d’intensité hypofractionnée (RTMI-H) modérée n’a pas démontré une supériorité, comparativement à la RTMI conventionnelle (RTMI-C), en termes de résultats à long terme de la maladie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats à long terme d’un hypofractionnement modéré chez les patients à risque élevé ne sont pas connus.

Protocole de l’étude

  • Un suivi à 10 ans de l’essai du Centre de cancérologie Fox Chase (Fox Chase Cancer Center), ayant porté sur 303 patients atteints d’un adénocarcinome de la prostate affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une RTMI-C (76 Gy en 38 fractions) ou d’une RTMI-H (70,2 Gy en 26 fractions), a été réalisé.
  • 9,2 % des patients étaient atteints d’un cancer à faible risque, 62,4 % d’un cancer à risque intermédiaire, et 28,4 % d’un cancer à risque élevé.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute) ; Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health) ; Varian Medical Systems.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 122,9 mois.
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau de l’incidence cumulée à 10 ans d’échec biochimique et/ou clinique de la maladie avec la RTMI-C et la RTMI-H (25,9 % contre 30,6 % ; rapport de risque [RR] : 1,31 ; P = 0,25).
  • Dans le groupe RTMI-C, comparativement au groupe RTMI-H, aucune différence significative n’a été observée au niveau de :
    • l’incidence cumulée d’échec biochimique à 10 ans (21,1 % contre 25,4 % ; RR : 1,21 ; P = 0,49) ;
    • la mortalité spécifique au cancer de la prostate (4,4 % dans les 2 groupes ; P = 0,89) et mortalité globale (24,4 % contre 33,2 % ; P = 0,12).
  • L’incidence cumulée à 10 ans de métastases à distance était plus élevée dans le bras RTMI-H (différence du taux : 7,8 % ; IC à 95 % : 0,7–15,1 %).

Limites

  • Ce suivi à long terme ne faisait pas partie du protocole initial de l’étude.