Cancer de la prostate : un diabète mal contrôlé prédit une progression après la PR

  • Nik-Ahd F & al.
  • Cancer
  • 29 avr. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate, un mauvais contrôle glycémique à tout moment précédant la prostatectomie radicale (PR) est associé à un risque de métastase et de cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC).

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats, s’ils sont validés, suggèrent qu’un meilleur contrôle glycémique pourrait permettre de prévenir la progression du cancer de la prostate.

Protocole de l’étude

  • Une cohorte rétrospective (n = 1 409) composée d’hommes faisant l’objet d’une PR (2000–2017) a été identifiée dans la base de données SEARCH, qui couvre 8 hôpitaux du département des Anciens combattants des États-Unis (US Veterans Affairs).
  • Un mauvais contrôle glycémique était défini comme un taux d’HbA1c supérieur à 6,5 % à tout moment précédant la PR.
  • Financement :  NIH.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane après la PR était de 6,8 ans (intervalle interquartile : 3,7–10,6 ans).
  • 51 % des patients de la cohorte présentaient un taux d’HbA1c supérieur à 6,5 %.
  • Un taux d’HbA1c plus élevé (mauvais contrôle glycémique) n’était pas associé à la récidive biochimique de la maladie.
  • Un taux d’HbA1c plus élevé était associé à la métastase (RRI : 1,21 ; P = 0,031) et au CPRC (RRI : 1,27 ; P = 0,023), à l’analyse multivariée et lorsque l’HbA1c était considérée comme une variable continue.
  • Des tendances associant le taux d’HbA1c plus élevé et le risque de mortalité spécifique au cancer de la prostate (RRI : 1,24 ; P = 0,067) et de mortalité toutes causes confondues (RRI : 1,09 ; P = 0,058) ont été identifiées, mais elles n’étaient pas statistiquement significatives.

Limites

  • La définition du mauvais contrôle glycémique est trop large.
  • Protocole observationnel et rétrospectif.