Cancer de la prostate : un calendrier d’administration intermittente du TPA adjuvant ne parvient pas à démontrer sa non-infériorité

  • Ito K & al.
  • Cancer
  • 23 juin 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un traitement par privation androgénique (TPA) adjuvant intermittent ne se montre pas non inférieur à un TPA à long terme au niveau de la survie sans récidive biochimique (SSRb) modifiée, chez des patients atteints d’un cancer de la prostate localement avancé.
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau de la survie spécifique au cancer (SSC) et de la survie globale (SG), malgré une durée totale du TPA plus courte de plus de 4 ans avec le traitement intermittent.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le TPA intermittent est une stratégie prometteuse et pourrait améliorer la qualité de vie (QdV) à long terme.

Protocole de l’étude

  • Un essai randomisé et multicentrique de phase III a été mené auprès de 280 patients atteints d’un cancer de la prostate localement avancé ayant fait l’objet d’un TPA néoadjuvant, suivi d’une radiothérapie associée à un TPA adjuvant (à long terme ou intermittent).
  • Critère d’évaluation principal : la SSRb ; la limite supérieure du rapport de risque (RR) de 1,5 pour indiquer une non-infériorité.
  • Financement : ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 8,2 ans.
  • Le taux de SSRb modifiée à 5 ans était de 84,8 % dans le groupe avec traitement à long terme et de 82,8 % dans le groupe recevant le TPA intermittent (RR : 1,13 ; IC à 95 % : 0,74–1,72).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes au niveau de la SSC (RR : 1,150 ; P = 0,8167).
  • Le taux de SG à 5 ans était similaire entre les 2 groupes (93,7 %, contre 90,5 % ; RR : 1,204 ; P = 0,5138).
  • La durée globale du TPA (10 personnes-années) pendant l’observation était de 6,50 ans dans le groupe avec traitement à long terme et de 2,47 ans dans le groupe avec traitement intermittent.
  • 72,7 % des patients du groupe avec traitement intermittent n’ont pas fait l’objet d’un TPA de rattrapage.

Limites

  • Essai en ouvert.