Cancer de la prostate : quand la mycologie rencontre l’oncologie

  • Zhang S & al.
  • Int J Cancer
  • 4 sept. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La consommation fréquente de champignons est associée à une réduction du risque de cancer de la prostate, en particulier chez les hommes âgés de 50 ans et plus.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’augmentation de la consommation hebdomadaire de champignons pourrait protéger contre le cancer de la prostate.

Protocole de l’étude

  • 36 499 hommes (âgés de 40 à 79 ans), issus des études de cohorte Miyagi et Ohsaki, ont rempli un questionnaire de fréquence alimentaire.
  • Financement : Institution pour l’avancée de la recherche technologique bio-orientée (Bio-oriented Technology Research Advancement Institution) de l’Organisation de recherche nationale japonaise sur l’agriculture et l’alimentation (National Agriculture and Food Research Organization, NARO) ; Fonds de recherche et de développement du centre national japonais de recherche sur le cancer.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 13,2 ans ; la durée de suivi totale était de 574 397 personnes-années.
  • 1 204 personnes ont présenté un cancer de la prostate incident.
  • Une consommation fréquente de champignons (3 fois par semaine ou plus, contre moins de 1 fois) était associée à un risque plus faible de cancer de la prostate incident (rapport de risque corrigé [RRc] : 0,83 ; IC à 95 % : 0,70–0,98 ; Ptendance = 0,023).
  • Le risque plus faible associé à la consommation fréquente de champignons était significative chez les patients âgés de 50 ans et plus (RRc : 0,83 ; IC à 95 % : 0,70–0,998), mais pas chez ceux de moins de 50 ans (RRc : 0,98 ; IC à 95 % : 0,64–1,49).
  • L’association demeurait significative dans ces sous-groupes de patients qui consommaient des champignons trois fois par semaine ou plus :
    • consommation de légumes et de fruits en dessous de la médiane (RRc : 0,69 ; IC à 95 % : 0,48–0,98) ;
    • consommation de produits laitiers au-dessus de la médiane (RRc : 0,78 ; IC à 95 % : 0,61–0,998) ;
    • consommation de viande au-dessus de la médiane (RRc : 0,70 ; IC à 95 % : 0,54–0,91).

Limites

  • Seule la consommation de champignons à l’inclusion a été rapportée.
  • Les types de champignon n’ont pas été pris en compte.