Cancer de la prostate localisé : un traitement adjuvant par docétaxel ne permet pas de réduire le taux de progression

  • Kellokumpu-Lehtinen P& et al.
  • Eur Urol
  • 20 août 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Un traitement adjuvant par docétaxel sans prednisone n’améliore pas la survie sans maladie biochimique (SSMB) après une radiothérapie radicale associée à un traitement par privation androgénique (TPA), chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque intermédiaire/élevé.
  • Le taux d’événements indésirables graves était plus élevé avec le docétaxel qu’avec le placebo.

Pourquoi est-ce important ?

  • Dans ce contexte, les résultats démontrent que l’utilisation du docétaxel est moins appropriée que la surveillance.

Protocole de l’étude

  • Étude 13, multinationale et de phase III, du Groupe scandinave de recherche sur le cancer de la prostate : 376 patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque intermédiaire/élevé ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir du docétaxel sans prednisone ou faire l’objet d’une surveillance, après une radiothérapie associée à un TPA.
  • Critère d’évaluation principal : Progression du taux de PSA.
  • Financement : Sanofi ; Hôpital universitaire de Tampere.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 59 mois.
  • Une réduction de la dose de docétaxel a été rapportée chez 51 % des patients.
  • L’estimation du taux de progression biochimique à 5 ans était de 31 % avec le docétaxel et de 28 % avec le placebo.
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la SSMB entre les deux groupes (rapport de risque [RR] : 1,14 ; P = 0,5).
  • Les événements indésirables graves étaient plus fréquents dans le groupe docétaxel que dans le groupe placebo (116 événements contre 41).
  • 44 % des patients ont présenté une neutropénie de grades 3–4, et 16 % ont présenté une neutropénie fébrile dans le groupe docétaxel.

Limites

  • Protocole en ouvert.
  • La SG n’a pas été rapportée.