Cancer de la prostate localisé : la chirurgie améliore la survie à long terme

  • Wilt TJ & et al.
  • Eur Urol
  • 17 févr. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Dans le cadre du cancer de la prostate localisé, la chirurgie a permis d’obtenir une réduction absolue de 5,7 points de pourcentage du risque de mortalité toutes causes confondues et une augmentation de 1 an de la survie moyenne à 18 ans, comparativement à l’observation.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des stratégies sont nécessaires afin d’identifier les hommes qui retireront un bénéfice de la chirurgie, tout en réduisant le taux de traitement inefficace et de surtraitement.

Protocole de l’étude

  • Une analyse à long terme de l’essai PIVOT, ayant inclus 731 patients atteints d’un cancer de la prostate localisé et affectés de manière aléatoire à la prostatectomie radicale ou à l’observation, a été réalisée.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute) ; Agence pour la recherche et la qualité en matière de soins de santé (Agency for Healthcare Research and Quality).

Principaux résultats

  • Durée de suivi médiane pour les participants survivants : 18,6 ans.
  • Le risque de mortalité toutes causes confondues était significativement plus faible avec l’intervention chirurgicale (rapport de risque [RR] : 0,84 [P = 0,044] ; réduction du risque absolu : 5,7 points de pourcentage à 22,1 ans).
  • La survie moyenne restreinte dans le groupe chirurgie était de 13,6 ans, contre 12,6 ans dans le groupe observation, à 22,1 ans.
  • La différence absolue de mortalité toutes causes confondues entre la chirurgie et l’observation était plus importante chez :
    • les patients âgés de moins de 65 ans (9,2 points de pourcentage), par rapport aux patients âgés de 65 ans ou plus (4,4 points de pourcentage).
  • Les effets absolus et la survie moyenne étaient plus importants chez les hommes présentant une maladie à risque intermédiaire (13 points de pourcentage et 2,1 années gagnées, respectivement), mais pas chez ceux présentant une maladie à risque faible et élevé.

Limites

  • La mortalité liée au cancer de la prostate n’a pas été rapportée.