Cancer de la prostate localisé à haut risque : une chimio-hormonothérapie néoadjuvante échoue lors d’un essai de phase III

  • Eastham JA & al.
  • J Clin Oncol
  • 24 juil. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une chimio-hormonothérapie néoadjuvante avant une prostatectomie radicale (PR) ne permet pas de retarder la survenue d’une rechute biochimique chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à haut risque, comparativement à une PR seule.

Pourquoi est-ce important ?

  • Un traitement par privation androgénique adjuvant seul ne permet pas d’améliorer pas la survie sans progression biochimique (SSPB) chez ces patients.
  • L’ajout de docétaxel a permis d’améliorer les résultats dans le cadre d’essais de phases I et II.

Méthodologie

  • 788 patients atteints d’un cancer de la prostate cliniquement localisé à haut risque ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une PR seule ou d’une chimio-hormonothérapie néoadjuvante (privation androgénique et docétaxel) avec PR (groupe traitement néoadjuvant).
  • Critère d’évaluation principal : la SSPB à trois ans.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 6,1 ans.
  • Aucune différence n’a été observée entre le groupe traitement néoadjuvant et le groupe chirurgie seule en termes de :
    • SSPB à 3 ans (89 %, contre 84 % ; P = 0,11) ;
    • SSPB à 5 ans (81 %, contre 74 % ; IC à 95 % pour la différence : -1 % à 16 %).
  • Les patients du groupe traitement néoadjuvant ont présenté une amélioration de la survie sans événement :
    • Médiane : 4,53 ans, contre 1,81 an.
    • Rapport de risque (RR) : 0,61 (IC à 95 % : 0,48–0,78).
  • Le taux d’événements indésirables de grades 3 et 4 pendant la chimiothérapie était de 26 % et 19 %, respectivement.
    • Les événements indésirables de grades 3/4 les plus fréquents étaient la neutropénie (23 %), l’hyperglycémie (6 %), la fatigue (4 %) et la neutropénie fébrile (4 %).

Limites

  • 48 % des patients ont reçu un traitement de rattrapage avant de remplir le critère d’évaluation de l’étude.