Cancer de la prostate : les schémas de RTSC un jour sur deux et une fois par semaine sont sûrs

  • Necchi A & al.
  • Eur Urol
  • 9 mars 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La radiothérapie stéréotaxique du corps (RTSC) épargnant l’urètre permet d’obtenir un taux de contrôle biochimique favorable, offre un profil de toxicité faible et permet de maintenir la qualité de vie (QdV), quelle que soit la durée globale du traitement (DGT), chez les patients atteints d’un cancer de la prostate.

Pourquoi est-ce important ?

  • La RTSC permet d’obtenir un contrôle de la maladie satisfaisant, mais les informations disponibles concernant l’effet de la DGT en termes de survie sans rechute (SSR) biochimique sont limitées.

Protocole de l’étude

  • Une étude de phase II a été menée : 170 patients atteints d’un cancer de la prostate ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une RTSC épargnant l’urètre administrée 1 jour sur 2 (DGT : 10–12 jours) ou 1 fois par semaine (DGT : 30 jours).
  • Financement : Fundació Privada Cellex ; Brianlab.

Principaux résultats

  • Tous les patients ont terminé l’ensemble du calendrier de traitement.
  • À la semaine 12, les patients ont rapporté :
    • une QdV urinaire satisfaisante dans les 2 groupes ;
    • une toxicité gastro-intestinale (GI) légère, aucun événement de grade 3, et moins de 2 % d’effets indésirables de grade 2 ;
    • l’absence de variation du score gastro-intestinal et du score urogénital au questionnaire sur la qualité de vie spécifique au cancer de la prostate à 25 items de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (European Organisation for Research and Treatment of Cancer Quality of Life Questionnaire-Prostate 25, EORTC QLQ-PR25).
  • À la semaine 18 :
    • Une toxicité urogénitale de grade 3 (symptômes obstructifs) a été rapportée (avec une administration un jour sur deux).
    • La toxicité GI était légère avec moins de 3 % de toxicité de grade 2, et aucune toxicité rectale chez plus de 70 % des patients des 2 groupes.
    • Une amélioration du score urogénital de l’EORTC QLQ-PR25 a été observée (médiane : 12 contre 8).
    • Les scores des domaines sexuels (activité et fonctionnement) sont restés stables.
    • Le domaine de l’état de santé global du questionnaire sur la qualité de vie spécifique au cancer à 30 items de l’EORTC (EORTC Quality of Life Questionnaire-Cancer 30, EORTC QLQ-C30) est resté stable.
  • Deux échecs biochimiques ont été rapportés dans chaque groupe.

Limites

  • Durée de suivi courte.