Cancer de la prostate : les patients d’origine ethnique noire sont moins susceptibles de prendre en compte le score de risque génomique du cancer de la prostate dans la prise de décision

  • Murphy AB & et al.
  • J Clin Oncol

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • L’adoption de la surveillance active chez les patients d’origine ethnique noire atteints d’un cancer de la prostate à risque favorable est élevée dans l’ensemble, mais elle est nettement plus faible lorsque le score de risque génomique du cancer de la prostate (Genomic Prostate Score, GPS) y est associé, chez les patients ayant peu de connaissances en santé.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’effet du GPS sur le choix du traitement du cancer et la qualité de la décision dans des populations de patients diverses n’est pas connu.

Méthodologie

  • Essai ENACT : 200 patients atteints d’un cancer de la prostate à risque favorable ont été affectés de manière aléatoire au moment du diagnostic pour recevoir des conseils standards avec ou sans évaluation du GPS.
  • Financement : Prix pour le développement des biomarqueurs (Biomarker Development Award) ; autres.

Principaux résultats

  • 165 patients ont choisi la surveillance active.
  • Faire l’objet d’une évaluation du GPS était associé à une probabilité marginalement plus faible, mais pas de manière statistiquement significative, de choisir la surveillance, comparativement à un traitement immédiat (P = 0,067).
    • Après l’exclusion des patients affectés au GPS qui n’avaient pas reçu de résultat, l’association était significative (rapport de cotes [RC] : 0,43 ; P = 0,029).
  • Les patients ayant moins de connaissances en santé et ayant fait l’objet d’une évaluation du GPS présentaient une probabilité sept fois plus faible de choisir la surveillance, tandis qu’aucune différence n’a été observée chez les patients ayant davantage de connaissances en santé (Pinteraction = 0,022).
  • 69 % des 26 patients dont le risque initial était faible-intermédiaire ont été recatégorisés dans la catégorie risque défavorable intermédiaire ou risque élevé, et 54 % ont choisi de recevoir un traitement.
  • La probabilité de choisir la surveillance était plus élevée chez les patients ayant des antécédents familiaux positifs de cancer de la prostate (RC : 4,13 ; IC à 95 % : 1,06–16,06) ou une assurance maladie quelle qu’elle soit (RC : 3,16 ; IC à 95 % : 1,00–9,92).

Limites

  • Le nombre de patients inclus dans l’étude était faible.