Cancer de la prostate : les données de QdV en pratique réelle plaident en faveur de l’abiratérone, comparativement à l’enzalutamide

  • Thiery-Vuillemin A & et al.
  • Eur Urol.
  • 5 oct. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les données en pratique réelle à 12 mois suggèrent que l’abiratérone est associée à une qualité de vie (QdV) supérieure à l’enzalutamide chez les patients atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm).

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats sont conformes aux méta-analyses de quatre études randomisées (COU-AA-301, COU-AA-302, AFFIRM et PREVAIL).
  • Les cliniciens doivent prendre en compte les effets des traitements sur la QdV des patients.

Protocole de l’étude

  • L’étude observationnelle AQUARIUS a été menée pendant 12 mois, auprès de 226 patients atteints d’un CPRCm qui ont reçu de l’abiratérone ou de l’enzalutamide.
  • Critère d’évaluation : les résultats rapportés par les patients évalués au cours de quatre périodes de trois mois.
  • Financement : Janssen EMEA.

Principaux résultats

  • La durée globale du traitement était de 38,3 semaines dans le groupe abiratérone et de 38,7 semaines dans le groupe enzalutamide.
  • Le groupe abiratérone a obtenu une amélioration significative de 18 des 28 items de résultats rapportés par les patients (Patient-Reported Outcomes, PRO), comparativement au groupe enzalutamide (P 
  • Neuf items de PRO étaient statistiquement significatifs en faveur de l’abiratérone sur au moins trois périodes.
    • Ces PRO étaient liés à la fonction cognitive, à la fatigue, à la perte d’appétit et aux nausées.
  • 69 % des patients ont rapporté au moins 1 événement indésirable avec l’abiratérone, contre 77 % avec l’enzalutamide.
  • Le groupe abiratérone a rapporté une incidence plus faible de fatigue (5 % contre 15 %) et d’asthénie (10 % contre 11 %).

Limites

  • Étude observationnelle non randomisée.