Cancer de la prostate : les différences génétiques liées à l’ascendance ne devraient pas avoir d’impact sur les traitements ciblés

  • Koga Y & al.
  • Clin Cancer Res
  • 10 juil. 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Malgré l’existence de différences au niveau des profils génétiques des tumeurs de la prostate entre les hommes d’origine ethnique noire et blanche aux États-Unis, aucune d’entre elles n’est cliniquement significative pour les traitements génétiquement ciblés.

Pourquoi est-ce important ?

  • Aux États-Unis, les hommes d’origine ethnique noire présentent une mortalité liée au cancer de la prostate significativement plus élevée que les hommes d’autres groupes ethniques/ancestraux.

Méthodologie

  • Une méta-analyse a été réalisée à partir des tumeurs de la prostate de 250 hommes d’origine ethnique noire et 611 hommes d’origine ethnique blanche.
  • Une analyse supplémentaire des données de séquençage de 436 hommes d’origine ethnique noire et 3 018 hommes d’origine ethnique blanche a été réalisée à partir d’une plateforme commerciale.
  • Financement : département de la Défense des États-Unis (US Department of Defense) ; Institut national américain du cancer (National Cancer Institute) ; Fondation de lutte contre le cancer de la prostate (Prostate Cancer Foundation).

Principaux résultats

  • Dans le cadre de la méta-analyse, les mutations de ZFHX3 et les délétions focales d’ETV3 étaient plus fréquentes chez les hommes d’origine ethnique noire que chez les hommes d’origine ethnique blanche.
  • Les mutations de TP53 étaient associées à des scores de Gleason plus élevés dans les deux groupes.
  • Dans le cadre de l’analyse basée sur le test commercial, les amplifications de MYC étaient plus fréquentes chez les hommes d’origine ethnique noire présentant une maladie métastatique. 
  • Les hommes d’origine ethnique noire présentaient moins fréquemment des délétions de PTEN et des réarrangements de TMPRSS2-ERG, mais plus fréquemment des troncations de KMT2D et des amplifications de CCND1.
  • Les gènes de réparation de l’ADN cliniquement exploitables, un statut d’instabilité des microsatellites élevée et la charge mutationnelle tumorale ne présentaient aucune différence significative entre les groupes.

Limites

  • Dans certaines cohortes incluses dans la méta-analyse, le nombre de tumeurs appariées chez des hommes d’origine ethnique blanche était insuffisant.
  • L’âge, le stade de la tumeur et le grade de Gleason n’étaient pas disponibles dans la cohorte du test commercial.