Cancer de la prostate : les bisphosphonates et le dénosumab traitent la perte osseuse liée au TPA

  • Miyashita H & al.
  • Support Care Cancer

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • La plupart des bisphosphonates et le dénosumab ont entraîné une augmentation significative de la densité minérale osseuse (DMO) au niveau de la colonne lombaire et de la hanche totale chez les patients atteints d’un cancer de la prostate sans métastases squelettiques qui recevaient un traitement par privation androgénique (TPA).
  • Le zolédronate et le dénosumab étaient supérieurs en termes d’augmentation de la DMO au niveau de la colonne lombaire et de la hanche totale, respectivement.
  • Le dénosumab réduisait le risque de fracture vertébrale.

Pourquoi est-ce important ?

  • Aucune comparaison directe des agents de modification osseuse (AMO) dans ce contexte n’est disponible.

Méthodologie

  • Une méta-analyse en réseau a été réalisée à partir de 15 études ayant inclus 3 066 patients atteints d’un cancer de la prostate sans métastases squelettiques qui avaient reçu un TPA.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Comparativement à l’absence d’AMO, une amélioration significative (différence moyenne [DM] ; P < 0,05 pour tous) a été observée au niveau de la DMO% de la colonne lombaire avec :
    • le dénosumab : 4,72 ;
    • l’alendronate : 4,03 ;
    • le minodronate : 2,95 ;
    • le pamidronate : 3,80 ;
    • le zolédronate : 6,35.
  • Comparativement à l’absence d’AMO, une amélioration significative (DM ; P < 0,05 pour tous) a été observée au niveau de la DMO% de la hanche totale avec :
    • au dénosumab : 3,55 ;
    • à l’alendronate : 1,46 ;
    • le pamidronate : 2,00 ;
    • le zolédronate : 3,19.
  • Le zolédronate a entraîné une amélioration significative de la DMO de la colonne lombaire (DM ; P < 0,05 pour tous) comparativement :
    • au dénosumab : 1,64 ;
    • à l’alendronate : 2,32 ;
    • au minodronate : 3,40 ;
    • au pamidronate : 2,55.
  • Le dénosumab a entraîné une amélioration de la DMO de la hanche totale (DM ; P < 0,05 pour tous) comparativement :
    • à l’alendronate : 2,09 ;
    • au minodronate : 1,93.
  • Seul le dénosumab réduisait de manière significative le risque de fracture vertébrale, comparativement à l’absence d’AMO (risque relatif : 0,40 ; IC à 95 % : 0,20–0,81).

Limites

  • Il s’agit d’une comparaison indirecte.