Cancer de la prostate : le TPA ne protège pas contre le cancer de la vessie

  • Moschini M & al.
  • World J Urol
  • 1 oct. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le traitement par privation androgénique (TPA) ne réduit pas le risque de cancer de la vessie ultérieur chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate (CaP).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats réfutent l’hypothèse selon laquelle la modulation des récepteurs des androgènes par le recours à un TPA pourrait empêcher le développement ou influencer le pronostic du cancer de la vessie.

Protocole de l’étude

  • L’étude a évalué 196 914 patients atteints d’un CaP localisé issus de la base de données SEER reliée au programme d’assurance Medicare entre 2000 et 2009.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 34,7 % des patients ont reçu un TPA. 
  • Un cancer de la vessie a été diagnostiqué chez 1,3 % des patients durant le suivi (durée médiane : 59 mois). 
  • Le taux d’incidence cumulée sur 10 ans de cancer de la vessie a été de 1,75 % (IC à 95 % : 1,65–1,85 %) chez les patients traités par TPA et de 1,99 % (IC à 95 % : 1,83–2,15 %) chez les patients n’ayant pas reçu de TPA.
  • Aucune différence concernant les taux d’incidence de cancer de la vessie n’a été constatée entre les patients traités par TPA ou sans TPA après une stratification selon le traitement primaire.
  • Après une correction pour prendre en compte la mortalité toutes causes confondues, le recours à un TPA n’a pas été associé à un risque plus élevé de cancer de la vessie (RR : 0,93 ; P = 0,1).

Limites

  • Conception rétrospective.