Cancer de la prostate : le TPA apparaît n’offrir aucune protection contre l’infection au SARS-CoV-2

  • Klein EA & al.
  • J Urol
  • 1 févr. 2021

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer de la prostate, le traitement par privation androgénique (TPA) n’est associé à aucune protection contre l’infection au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2).

Pourquoi est-ce important ?

  • Une étude précédente portant sur 118 patients atteints d’un cancer de la prostate a suggéré un effet protecteur du TPA contre l’infection au SARS-CoV-2.
  • Les auteurs de la présente étude ne recommandent pas l’utilisation systématique du TPA chez les patients à risque de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) ou touchés par le COVID-19 en l’absence d’essais cliniques contrôlés démontrant ses bénéfices dans le cadre de la prévention, de l’atténuation de la sévérité de la maladie ou de l’amélioration de la survie.

Méthodologie

  • Une étude a été menée auprès de 1 779 patients atteints d’un cancer de la prostate et ayant fait l’objet d’un dépistage du SARS-CoV-2.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 5,7 % des patients étaient positifs au SARS-CoV-2.
  • 17,1 % faisaient l’objet d’un TPA.
  • 5,6 % des patients faisant l’objet d’un TPA étaient positifs au SARS-CoV-2, contre 5,8 % des patients ne recevant pas de TPA.
  • Les patients recevant un TPA étaient plus âgés (75,5 ans, contre 73,8 ans ; P = 0,009), plus susceptibles d’avoir été fumeurs (68,1 %, contre 59,3 % ; P = 0,005) et plus susceptibles de rapporter l’utilisation de stéroïdes (11,51 %, contre 5,42 % ; P 
  • Aucune différence n’a été observée entre les patients sous TPA et les patients ne prenant pas de TPA au niveau du risque d’infection au SARS-CoV-2 (rapport de cotes corrigé [RCc] : 0,93 ; P = 0,8).

Limites

  • Il s’agit d’une étude observationnelle.