Cancer de la prostate : le report de la radiothérapie ne réduit pas la toxicité

  • Baumgarten L & et al.
  • Urol Oncol
  • 23 oct. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé, le délai entre la prostatectomie radicale (PR) et la radiothérapie n’affecte pas les événements indésirables urinaires, intestinaux ou érectiles liés à la radiothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les études antérieures étaient contradictoires. Au moins l’une d’elles indiquait de moins bons résultats fonctionnels avec une radiothérapie plus précoce.

Protocole de l’étude

  • Une analyse post-hoc de la cohorte de l’essai 9601 du Groupe de radiothérapie-oncologie (Radiation Therapy Oncology Group, RTOG) a été réalisée.
  • L’analyse comprenait 760 hommes atteints d’un cancer de la prostate localisé et ayant fait l’objet d’une PR suivie d’une radiothérapie.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 13 ans.
  • Chez les patients avec un délai médian de 2,1 ans, par rapport à plus de 2,1 ans, entre la PR et la radiothérapie, aucune différence significative n’a été observée concernant le taux de :
    • toxicité aiguë sur la vessie (49,3 % contre 47,5 % ; P = 0,6) ;
    • toxicité intestinale aiguë (60,9 % contre 63 % ; P = 0,5) ;
    • toxicité tardive sur la vessie (61,2 % contre 59,1 % ; P = 0,5) ;
    • toxicité intestinale tardive (48,8 % contre 47 % ; P = 0,6) ; et
    • toxicité tardive sur l’impuissance (13,6 % contre 14,5 % ; P = 0,7).
  • Le délai entre la PR et la radiothérapie n’était pas un facteur prédictif significatif d’événements indésirables aigus sur la vessie (rapport de cotes [RC] : 1,002 ; P = 0,9), l’intestin (RC : 1,024 ; P = 0,8), ni d’événements indésirables chroniques sur la vessie (RC : 0,976 ; P = 0,4), l’intestin (RC : 1,023 ; P = 0,5) ou d’événements indésirables tardifs sur l’impuissance (RC : 1,031 ; P = 0,5).
  • Aucune différence significative n’a été observée concernant les événements indésirables chez les patients aux seuils de 6 et 12 mois entre la PR et la radiothérapie.

Limites

  • Analyse post-hoc.