Cancer de la prostate : la séquence d’administration de la radiothérapie à dose progressive et du TPA n’a pas d’importance

  • Malone S & al.
  • J Clin Oncol
  • 12 déc. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé nouvellement diagnostiqué, l’instauration néoadjuvante et concomitante du traitement par privation androgénique (TPA) à court terme et de la radiothérapie (RT) à dose progressive a permis d’obtenir des résultats similaires au niveau de la survie sans récidive biochimique (SSRb), de la survie globale (SG) et des toxicités tardives liées à la radiothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’association d’une radiothérapie à dose progressive et d’un TPA constitue le traitement définitif de référence du cancer de la prostate localisé, mais la séquence optimale à adopter n’est pas évidente.

Protocole de l’étude

  • Un essai randomisé de phase III a été mené auprès de 432 patients atteints d’un cancer de la prostate localisé nouvellement diagnostiqué, avec un score de Gleason inférieur ou égal à 7, un stade clinique T1b–T3a et un taux d’antigène prostatique spécifique (Prostate-Specific Antigen, PSA) inférieur à 30 ng/ml.
  • Les participants ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’un TPA néoadjuvant et concomitant pendant 6 mois, avec une instauration 4 mois avant la RT (groupe néoadjuvant), ou d’un TPA concomitant et adjuvant pendant 6 mois, avec une instauration en même temps que la RT (groupe concomitant).
  • Critère d’évaluation principal : la SSRb.
  • Financement : AstraZeneca.

Principaux résultats

  • À la date limite de recueil des données, la durée de suivi médiane était de 146 mois.
  • Le groupe néoadjuvant, comparativement au groupe concomitant, ne présentait aucune différence significative dans les domaines suivants :
    • Le taux de SSRb à 10 ans était de 80,5 %, contre 87,4 % (rapport de risque [RR] : 0,66 ; P = 0,09).
    • Le taux de SG à 10 ans était de 76,4 %, contre 73,7 % (RR : 0,94 ; P = 0,7).
    • Le taux d’incidence à 3 ans de toxicités tardives liées à la RT de grade supérieur ou égal à 3 gastro-intestinales (2,5 % contre 3,9 %) ou urogénitales (2,9 % contre 2,9 %).

Limites

  • Protocole en ouvert.