Cancer de la prostate : la radiothérapie ciblée pourrait raccourcir en toute sécurité la durée du traitement à 1–2 semaines

  • Brand DH & et al.
  • Lancet Oncol
  • 17 sept. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Une radiothérapie stéréotaxique du corps (RTSC) en 5 fractions pourrait permettre de raccourcir en toute sécurité la durée du traitement à 1–2 semaines chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque faible/intermédiaire.
  • Les toxicités urogénitales et gastro-intestinales aiguës étaient similaires à celles observées avec une radiothérapie à fractionnement conventionnel ou une radiothérapie modérément hypofractionnée.

Pourquoi est-ce important ?

  • Si les données concernant la survie et la toxicité tardive confirment la non-infériorité, la radiothérapie ultra-hypofractionnée réduira de manière considérable la durée du traitement.

Protocole de l’étude

  • L’étude de non-infériorité de phase III PACE-B a été menée auprès de 874 patients atteints d’un adénocarcinome de la prostate à risque faible/intermédiaire et présentant un indice de performance de 0–2, qui ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir l’un des traitements suivants :
    • Une radiothérapie à fractionnement conventionnel (78 Gy en 39 fractions sur 7,8 semaines) ou modérément hypofractionnée (62 Gy en 20 fractions sur 4 semaines).
    • Une RTSC ultra-hypofractionnée (36,25 Gy en 5 fractions sur 1–2 semaines).
  • Financement : Accuray ; Institut national britannique pour la recherche sur la santé (National Institute of Health Research).

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 12 semaines. 
  • La radiothérapie fractionnée et la RTSC ont obtenu un taux similaire de :
    • pire toxicité gastro-intestinale grave de grade supérieur ou égal à 2, selon le Groupe de radiothérapie-oncologie (Radiation Therapy Oncology Group, RTOG) (12 % contre 10 % ; P = 0,38) ;
    • pire toxicité urogénitale grave de grade supérieur ou égal à 2, selon le RTOG (27 % contre 23 % ; P = 0,16) ;
    • pire toxicité gastro-intestinale (1 % contre moins de 1 % ; P = 0,37) et urogénitale (2 % contre 2 % ; P = 0,47) de grade supérieur ou égal à 3, selon le RTOG.
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau du score international des symptômes de la prostate (International Prostate Symptom Score, IPSS) total, de l’IPSS total à la semaine 12, de la pire QdV selon l’IPSS, ou du score de QdV selon l’IPSS à la semaine 12 entre les deux groupes.
  • Aucun décès lié au traitement n’a été rapporté.

Limites

  • Protocole en ouvert.