Cancer de la prostate : la radiothérapie après la chirurgie permet d’obtenir une qualité de vie à long terme favorable

  • Akthar AS & al.
  • Eur Urol
  • 18 mai 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer de la prostate, la radiothérapie à intensité modulée (RTIM) après une prostatectomie était associée à une qualité de vie (QdV) à long terme et à un taux de toxicité tardive favorables.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats pourraient permettre de guider la prise de décision clinique en prenant en compte la préservation de la QdV et la réduction des toxicités tardives.

Protocole de l’étude

  • Une étude de cohorte prospective a été menée auprès de 199 patients consécutifs, atteints d’un cancer de la prostate et ayant fait l’objet d’une RTIM après une prostatectomie.
  • Financement : Aucun.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 33 mois.
  • La QdV est restée stable au fil du temps dans l’ensemble des cinq domaines, sans qu’aucune baisse ne dépasse la différence cliniquement importante minimale au cours de l’étude.
  • Entre 8 et 18 % des patients ont présenté un effet faible, et entre 0 et 8 % ont présenté un effet modéré au niveau de la baisse dans plusieurs domaines jusqu’à 84 mois.
  • À 4 ans, les taux de survie sans toxicités génito-urinaire et gastro-intestinale de grade supérieur ou égal à 2 étaient de 94 % et 95 %, respectivement.
  • À 36 mois, 59 % des patients avaient retrouvé des érections fonctionnelles.
  • À 4 ans, aucune différence significative n’a été observée dans les domaines de la continence urinaire et de la fonction urinaire chez les patients utilisant 0, 1 ou au moins 2 protections/jour à l’inclusion.
  • L’utilisation de dispositifs d’aide sexuelle était stable après sept ans, comparativement à l’inclusion.
  • Les facteurs associés à une baisse de la QdV étaient les suivants : un délai plus important jusqu’à la RTIM, un IMC plus élevé, un âge plus avancé, une hormonothérapie, la dose de RTIM, un tabagisme actuel et l’administration de 70 Gy au volume vésical.

Limites

  • Des patients ont été perdus de vue au suivi.