Cancer de la prostate : la radiothérapie adjuvante réduit le risque de récidive biochimique

  • Eur Urol
  • 29 août 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La radiothérapie adjuvante (RTA) suite à une prostatectomie radicale permet de retarder la récidive biochimique, chez les patients atteints d’un cancer de la prostate qui présentent des marges positives ou une extension extracapsulaire.
  • La RTA est associée à un risque de toxicité, et le bénéfice observé au niveau de la survie sans récidive (SSR) de l’antigène spécifique de la prostate (Prostate-Specific Antigen, PSA) ne se traduit pas par une prolongation de la SG.

Pourquoi est-ce important ?

  • Aucun consensus n’existe concernant le traitement après une prostatectomie radicale dans cette population.

Protocole de l’étude

  • Un essai randomisé, en ouvert, à groupes parallèles, a été mené auprès de 250 patients atteints d’un cancer de la prostate (stade pT2 avec marges positives ou pT3aN0M0 sans invasion des vésicules séminales), affectés de manière aléatoire selon un rapport de 1:1 pour faire l’objet d’une RTA ou d’une observation après une prostatectomie radicale.
  • Le critère d’évaluation principal était la SSR biochimique.
  • Financement : Fondation médicale finlandaise, Organisations finlandaises de lutte contre le cancer, Fondation Ida Montini ; autres.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 9,3 ans dans le groupe RTA et de 8,6 ans dans le groupe observation.
  • La SSR biochimique à 10 ans était de 82 % dans le groupe RTA et de 61 % dans le groupe observation (rapport de risque corrigé [RRc] : 0,30 ; P 
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la SG à 10 ans (RR : 0,69 ; P = 0,4) et de la survie spécifique au cancer à 10 ans (RR : 1,00  ; P = 1).
  • 37 des 43 patients présentant une récidive biochimique ont fait l’objet d’une radiothérapie de rattrapage.
    • Le taux d’événements indésirables de grade 3 était significativement plus élevé avec la RTA (56 % contre 40 % ; P = 0,016) ; la dysérection et l’incontinence urinaire étaient les événements les plus fréquents.
    • Un patient faisant l’objet d’une RTA a présenté une toxicité de grade 4.

    Limites

    • Échantillon de petite taille.