Cancer de la prostate : la radiothérapie adjuvante échoue dans une étude de phase III

  • Parker CC & al.
  • Lancet
  • 28 sept. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer de la prostate qui font l’objet d’une prostatectomie radicale, une radiothérapie adjuvante ne montre aucune différence concernant la progression biochimique de l’antigène spécifique de la prostate (Prostate-Specific Antigen, PSA), par rapport à une radiothérapie de rattrapage, et augmente même le risque de morbidité urinaire et intestinale.

Pourquoi est-ce important ?

  • Chez ces patients, l’observation avec un traitement de rattrapage en cas de progression biochimique du PSA devrait être le traitement de référence après une prostatectomie radicale.

Méthodologie

  • L’étude de phase III randomisée RADICALS-RT a été menée.
  • 1 396 patients (âge médian : 65 ans) atteints d’un cancer de la prostate non métastatique ayant fait l’objet d’une prostatectomie radicale ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une radiothérapie de rattrapage ou d’une radiothérapie adjuvante.
  • Financement : Centre de recherche sur le cancer au Royaume-Uni (Cancer Research UK) ; Unité des essais cliniques du Conseil de recherche médicale du Royaume-Uni (MRC Clinical Trials Unit) ; Société canadienne du cancer.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 4,9 ans.
  • À 5 ans, le taux de survie sans progression (SSP) biochimique était de 85 % dans le groupe de la radiothérapie adjuvante et de 88 % dans le groupe de la radiothérapie de rattrapage (rapport de risque [RR] : 1,10 ; P = 0,56).
  • À 5 ans dans le groupe de la radiothérapie adjuvante, une hormonothérapie n’entrant pas dans le cadre du protocole a été instaurée chez 7 % des patients, contre 8 % des patients du groupe de la radiothérapie de rattrapage (RR : 0,88 ; P = 0,53).
  • À un an, les patients du groupe de la radiothérapie adjuvante, par rapport au groupe de la radiothérapie de rattrapage, ont rapporté une aggravation :
    • de leur incontinence urinaire (P = 0,0023) ; et
    • de leur incontinence fécale (P 
  • Un rétrécissement uréthral de grade 3–4 dans les deux ans était plus fréquent dans le groupe de la radiothérapie adjuvante (6 %, contre 4 %).

Limites

  • Étude menée en ouvert.
  • Les résultats à long terme ne sont pas connus.