Cancer de la prostate hormonosensible : le taux de phosphatase alcaline sérique est un facteur pronostique indépendant

  • Mori K & al.
  • Int J Clin Oncol
  • 25 nov. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un taux sérique élevé de phosphatase alcaline était associé à une réduction de la survie globale (SG) et de la survie sans progression (SSP) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate hormonosensible.
  • La phosphatase alcaline était un facteur de risque indépendant de SG chez les patients présentant une maladie à grand volume et à faible volume.

Pourquoi est-ce important ?

  • La phosphatase alcaline pourrait constituer un outil pronostique utile pour déterminer la stratégie de traitement.

Protocole de l’étude

  • Une méta-analyse a été réalisée à partir de 28 études incluant 5 849 patients (âge médian : 63–77 ans) atteints d’un cancer de la prostate hormonosensible, identifiés après une recherche menée dans les bases de données PubMed, Web of Science, Cochrane Library et Scopus.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Intervalle de suivi : 14,4–156 mois.
  • Plage des valeurs seuils pour la phosphatase alcaline :
    • SG : 67–620 UI/l ;
    • SSP : 114,56–400 UI/l.
  • Un taux de phosphatase alcaline élevé était associé à une SG (rapport de risque [RR] combiné : 1,72 ; IC à 95 % : 1,37–2,14) et à une SSP (RR combiné : 1,30 ; IC à 95 % : 1,10–1,54) moins favorables.
  • Lors des analyses des sous-groupes, le taux de phosphatase alcaline était associé à une réduction significative de la SG chez les patients présentant :
    • une maladie à grand volume : RR combiné de 1,41 (IC à 95 % : 1,21–1,64) ;
    • une maladie à faible volume : RR combiné de 1,64 (IC à 95 % : 1,06–2,52).

Limites

  • Hétérogénéité entre les études.
  • Les affections comorbides présentes avant le traitement n’étaient pas identifiées.