Cancer de la prostate avancé : la mutation de CDK12 est associée à une maladie agressive

  • Reimers MA & al.
  • Eur Urol
  • 20 oct. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patients atteints d’un cancer de la prostate avancé porteur de mutations de la kinase 12 dépendante des cyclines (Cyclin-Dependent Kinase 12, CDK12) ont rapporté un délai plus court jusqu’à la métastase et la survenue d’une maladie résistante à la castration, comparativement aux patients présentant une déficience de la recombinaison homologue (DRH), une altération de TP53 ou aux patients de l’autre cohorte (patients sans CDK12 ni DRH ni altération de TP53).

Pourquoi est-ce important ?

  • Une intensification du traitement ou des approches combinées peuvent être envisagées chez les patients atteints d’un cancer de la prostate avancé avec mutation de CDK12.

Protocole de l’étude

  • L’étude a été menée auprès de 317 patients atteints d’un cancer de la prostate avancé.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • 15 % des patients présentaient des mutations de CDK12, 19 % présentaient une DRH et 34 % présentaient une altération de TP53.
  • Une proportion significativement plus élevée d’hommes porteurs de mutations de CDK12 avaient un score de Gleason supérieur ou égal à 8, comparativement aux autres sous-types génomiques (P = 0,009).
  • La durée de suivi médiane était de 66,6 mois.
  • Les patients atteints d’un cancer de la prostate avec mutations de CDK12 ont rapporté un délai médian plus court jusqu’aux événements suivants :
    • la métastase, comparativement aux patients présentant une DRH (34,9 mois contre 61,0 mois ; P = 0,0068), une altération de TP53 (55,6 mois ; P = 0,035) et aux patients de l’autre cohorte (55,6 mois ; P = 0,0023) ; et
    • le développement d’une maladie résistante à la castration, comparativement aux patients présentant une DRH (32,7 mois contre 56,2 mois ; P = 0,008), une altération de TP53 (61,3 mois ; P = 0,008) et aux patients de l’autre cohorte (72,8 mois ; P = 0,001).
  • Les patients porteurs d’une mutation de CDK12 ont rapporté un délai plus court jusqu’à la progression de l’antigène prostatique spécifique (Prostate-Specific Antigen, PSA), lors du traitement de première intention par inhibiteurs de la voie de signalisation des récepteurs aux androgènes, comparativement aux patients de l’autre cohorte (médiane : 3,6 mois contre 7,4 mois ; P = 0,0023).

Limites

  • Protocole rétrospectif.