Cancer de la prostate : absence d’analyse/analyse incomplète du PSA liée à la maladie à haut risque chez les hommes âgés

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À retenir
  • Près de la moitié des hommes âgés faisant l’objet d’une radiothérapie pour un cancer de la prostate présentaient une absence d’analyse/analyse incomplète de l’antigène prostatique spécifique (prostate-specific antigen, PSA). 
  • L’absence d’analyse/analyse incomplète du PSA a été associée à la maladie à haut risque.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il est important d’envisager le dépistage des hommes âgés en bonne santé qui sont susceptibles de bénéficier d’une détection et d’un traitement précoces.

Principaux résultats

  • 54 % ont fait l’objet d’une analyse du PSA avec biopsie de suivi appropriée, 26,3 % ont fait l’objet d’une analyse du PSA sans biopsie et 19,7 % n’ont fait l’objet d’aucune analyse du PSA. 
  • Les probabilités d’analyse du PSA ont diminué de 20 % suivant chaque année d’âge supplémentaire (P < 0,001). 
  • Les taux d’analyse du PSA n’étaient pas nettement différents avant et après la publication des recommandations de 2008 du Groupe de travail des services de prévention des États-Unis (US Preventive Services Task Force ; P = 0,91). 
  • Les hommes n’ayant pas fait l’objet d’une analyse du PSA étaient plus susceptibles de recevoir un diagnostic de maladie de stade plus élevé (P = 0,002). 
  • La cohorte ayant fait l’objet d’une analyse du PSA était plus susceptible de recevoir un diagnostic de maladie de faible grade (groupe de grade [GG] 1 ; 42,6 % contre 16,7 %) et était moins susceptible de recevoir un diagnostic de maladie de haut grade (GG4–5 ; 19 % contre 41,3 %). 
  • 51,6 % des hommes n’ayant pas fait l’objet d’une analyse du PSA ont reçu un diagnostic de maladie à haut risque, contre 23 % des hommes ayant fait l’objet d’une analyse. 
  • Les hommes n’ayant pas fait l’objet d’une analyse ont présenté une probabilité plus importante de recevoir un diagnostic de maladie à haut risque (RC : 3,39 ; P < 0,001).

Conception de l’étude

  • Examen rétrospectif de dossiers allant de 1993 à 2014. 
  • Financement : aucun renseigné.

Limites

  • Manque de données sur les comorbidités. 
  • Population provenant d’un centre d’orientation de soins tertiaires.