Cancer de la cavité buccale : l’immunothérapie s’avère faisable dans le cadre d’une étude de phase II

  • Schoenfeld JD & et al.
  • ASTRO
  • 27 févr. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un traitement par nivolumab avec ou sans ipilimumab s’est avéré faisable avant l’intervention chirurgicale chez des patients atteints d’un cancer de la cavité buccale, sans report de l’intervention chirurgicale et en offrant des taux de réponse volumétrique et pathologique prometteurs.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une immunothérapie précoce peut améliorer les résultats chez ces patients.

Protocole de l’étude

  • Une étude de phase II a été menée auprès de 29 patients atteints d’un carcinome épidermoïde de la cavité buccale nouvellement diagnostiqué et affectés de manière aléatoire pour recevoir 2 cycles de nivolumab aux semaines 1 et 3, avec ou sans ipilimumab à la semaine 1.
  • Financement : Bristol-Myers Squibb.

Principaux résultats

  • Le délai médian jusqu’à l’intervention chirurgicale était de 19 jours ; aucun report n’a été observé, comparativement à la date prédéfinie de l’intervention.
  • Deux patients ont présenté des toxicités immunitaires de grade 3 (pneumopathie inflammatoire et colite) dans le groupe nivolumab et ipilimumab.
  • Un patient du groupe nivolumab en monothérapie a présenté un diabète de nouvelle apparition nécessitant de l’insuline.
  • Dans le groupe nivolumab, comparativement au groupe nivolumab et ipilimumab, les résultats suivants ont été obtenus :
    • Taux de réponse volumétrique (tout rétrécissement clinique, radiologique ou pathologique de la tumeur) : 50 %, contre 53 %.
    • Taux de réponse selon les critères d’évaluation de la réponse des tumeurs solides (Response Evaluation Criteria in Solid Tumors, RECIST) : 13 %, contre 38 %.
    • Taux de réponse pathologique supérieure à 50 % : 15 %, contre 33 %.
    • Taux de réponse pathologique supérieure à 90 % : 8 %, contre 20 %.
  • Après une durée de suivi médiane de 14 mois, le taux de survie sans progression (SSP) à 1 an était de 85 % (IC à 95 % : 72–100 %) et le taux de survie globale (SG) à 1 an était de 89 % (IC à 95 % : 78–100 %).
  • Le taux de lymphocytes T CD4+ était corrélé à la réponse pathologique dans le groupe nivolumab et ipilimumab (P = 0,008).

Limites

  • Puissance statistique insuffisante pour comparer directement le nivolumab et l’association nivolumab/ipilimumab ou évaluer la SSP et la SG.